Grand Prix PMU-Mali 2025 : Le cheval Boidiè, Super Vainqueur
L’écurie Chelsea de Braouéli rafle tout
La 2025e édition du Grand Prix PMU-Mali, organisée par la Fédération Malienne de Hippisme et des Sports Équestres, s’est tenue les 26 et 27 avril au Champ Hippique de Bamako, sous la présidence du ministre de l’Élevage et de la Pêche. L’événement, marqué par de nombreuses surprises, a mis en valeur le savoir-faire des principaux acteurs du sport équestre malien.
Après deux années d’absence, le Grand Prix PMU-Mali a signé son grand retour au bénéfice des passionnés et professionnels de la deuxième discipline sportive la plus suivie au Mali. Cette édition a réuni des chevaux issus des écuries de Bamako, Ségou et Nioro, répartis en six courses : deux pour les petits chevaux, deux pour les demi-cracks, une pour les chevaux de sang amélioré, et enfin, la course reine des cracks, qui mettait en jeu le drapeau du Grand Prix.
Parmi les personnalités présentes figuraient M. Fassery Doumbia, Directeur Général du PMU-Mali, les propriétaires de chevaux ainsi que de nombreux employés de l’institution. À cette occasion, le plus grand propriétaire de chevaux du Burkina Faso a offert un splendide cheval blanc au Directeur Général, en guise de reconnaissance pour ses efforts en faveur du développement du hippisme malien.
Une vision pour l’avenir du cheval au Mali
M. Mohamed Haïdara a souligné que le Mali est une terre historique d’élevage et d’agriculture, et qu’il ne doit rien envier à d’autres nations pour produire de majestueux chevaux. Il a évoqué les projets de rénovation du Champ Hippique de Bamako en attente de validation ministérielle.
Le président de la Fédération, lui, a révélé plusieurs initiatives stratégiques pour soutenir l’élevage équin. De retour du Maroc, il a annoncé la signature d’une convention entre la Société d’Encouragement du Cheval (SOREC) et le PMU-Mali, ainsi qu’une feuille de route pour le développement génétique de la race chevaline. Une étude de caractérisation morphométrique des chevaux des zones périurbaines de Bamako, Nioro, Diéma, Banamba, Braouéli, San et Tominian est prévue. Le premier rapport est attendu avant la fin mai.
Le ministre Youba Bah a confirmé que cette phase de caractérisation débutera dès la semaine prochaine. Il a également félicité la fédération pour sa performance lors d’un tournoi international où le Mali a terminé deuxième, saluant le talent du jeune jockey Souleymane Diakité, meilleur jockey de la saison écoulée et a honoré les nationales au grand prix international de Maroc.
Courses et surprises : Le de Ali Konaté triomphe dans la course reine
La compétition s’est déroulée sur deux jours, avec les premières courses réservées aux petits chevaux et demi-cracks (groupe B) le samedi. Le dimanche, la grande finale a vu s’imposer plusieurs outsiders.
Dans la catégorie des demi-cracks (groupe A), le cheval n°2 Braouéli 2 a remporté la course, suivi de : n°3 Tièdjan (2e); n°7 Cher Ami (3e); n°9 Sama (4e) et n°1 Capé (5e)
Dans la catégorie des chevaux de sang amélioré, la première surprise est venue du cheval n°2 Drapeau Mali, qui a remporté la course de justesse face au n°7 Kima. Les suivants étaient : n°1 Braouéli VI (3e); n°3 Bidy Bidy (4e) et n°4 Islam (5e)
Enfin, dans la course reine des cracks, le cheval n°3 Boidiè, propriété de M. Aly Konaté, a triomphé. Voici le classement du quinté gagnant : 1er Boidiè (n°3); 2ème. Général Sadio Camara (n°2); 3ème Ba Néné (n°1), actuel champion national; 4ème Foté Mogo Ban (n°8) et 5ème Chris Waddle (n°9), appartenant à Ahmed M. Ah Erlaf
Cette édition 2025 a mis en lumière non seulement les talents émergents et confirmés du sport équestre, mais aussi les efforts significatifs de la fédération pour améliorer les conditions des acteurs et de la race chevaline au Mali. La victoire du cheval Boidiè inscrit ainsi le nom du plus grand propriétaire burkinabè de chevaux dans l’histoire du sport équestre malien.
Briinho
