Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé, ce vendredi 21 mars, le lancement officiel des alliances productives pour les produits forestiers non ligneux, couplé à la célébration de la Journée internationale des forêts. Cette initiative, portée par le gouvernement malien avec l’appui de la Banque mondiale, vise à structurer et moderniser une filière à fort potentiel économique et social, tout en garantissant une gestion durable des ressources forestières.
Face aux multiples menaces qui pèsent sur les ressources forestières, notamment l’exploitation incontrôlée, le projet des alliances productives apparaît comme une réponse adaptée aux enjeux environnementaux et économiques du pays. Il ambitionne de créer des chaînes de valeur performantes, respectueuses de l’environnement et génératrices de richesses pour les communautés locales.
Mme Doumbia Mariam Tangara, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, a souligné l’importance de cette initiative, qui vise à renforcer la résilience des populations, améliorer la sécurité alimentaire et créer des emplois durables. Elle repose sur un accompagnement structuré des acteurs du secteur, afin d’assurer une exploitation responsable et profitable des produits forestiers non ligneux.
Le Projet de Restauration des Terres Dégradées, qui porte cette initiative, couvre 87 communes réparties sur huit régions du Mali. Il prévoit la mise en œuvre de plus de 400 plans d’affaires stratégiques, mobilisant plus de 11 milliards de FCFA, dont 9 milliards en subventions directes. Ces fonds permettront d’appuyer la production, la transformation et la commercialisation des produits forestiers non ligneux, garantissant ainsi un meilleur accès aux marchés.
Selon Abdrahamane Coulibaly, représentant de la Directrice des opérations de la Banque mondiale, cette démarche contribue à la structuration et à la modernisation d’un secteur essentiel au développement durable du Mali. Avec 176 000 bénéficiaires directs et la création de 13 000 emplois, les impacts attendus sont significatifs pour les communautés locales.
Lors de son allocution, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a rappelé le rôle crucial des forêts dans la sécurité alimentaire et le bien-être des populations. Elles abritent et fournissent de nombreuses ressources indispensables, telles que les fruits sauvages, les légumes, les noix, le miel, les plantes médicinales, ainsi que des sources de protéines comme le poisson et la viande de brousse.
Il a insisté sur la nécessité d’une exploitation responsable et durable de ces richesses naturelles, afin de répondre aux besoins actuels tout en garantissant leur préservation pour les générations futures.
Avec cette initiative, le Mali franchit une étape décisive vers une gestion plus rationnelle et durable de ses ressources forestières, tout en offrant de nouvelles opportunités économiques aux acteurs du secteur.
Brehima DIALLO
