Université Privée Ahmed Baba : La problématique du capital humain pour l’industrie extractive et la souveraineté énergétique dans l’espace AES au coeur d’un colloque international
Bamako a abrité du 24 au 26 mars 2026, un colloque international autour du thème :« 𝑳𝒂 𝒑𝒓𝒐𝒃𝒍𝒆́𝒎𝒂𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒅𝒖 𝒄𝒂𝒑𝒊𝒕𝒂𝒍 𝒉𝒖𝒎𝒂𝒊𝒏 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍’𝒊𝒏𝒅𝒖𝒔𝒕𝒓𝒊𝒆 𝒆𝒙𝒕𝒓𝒂𝒄𝒕𝒊𝒗𝒆 𝒆𝒕 𝒍𝒂 𝒔𝒐𝒖𝒗𝒆𝒓𝒂𝒊𝒏𝒆𝒕𝒆́ 𝒆́𝒏𝒆𝒓𝒈𝒆́𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒂 𝒛𝒐𝒏𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑪𝒐𝒏𝒇𝒆́𝒅𝒆́𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍’𝑨𝒍𝒍𝒊𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝑬́𝒕𝒂𝒕𝒔 𝒅𝒖 𝑺𝒂𝒉𝒆𝒍 (𝑨𝑬𝑺) ». Organisé par l’Université Privée Ahmed Baba, c’est le Centre International de Conférence de Bamako (CICB) qui a servi de cadre à cet événement. L’ouverture des travaux du forum était présidée par le chef de cabinet du Ministère des mines, M. Yacouba KEBE, en présence du Président Directeur Général de l’université, M. Ousmane DRAMÉ et ainsi que des experts du secteur minier, des décideurs politiques et des étudiants.
L’objectif de ce colloque vise à réfléchir sur les dispositifs de formation dans les industries extractives ainsi que sur les besoins en énergies renouvelables, afin de favoriser la mutualisation des compétences et l’intégration de l’ensemble des acteurs intervenant dans ce secteur stratégique.
À cette occasion, plusieurs experts et décideurs venus d’une dizaine de pays prennent part à ce grand rendez-vous scientifique et stratégique. Les échanges permettront d’identifier des solutions concrètes pour optimiser le capital humain dans les zones minières du Sahel et au-delà, tout en renforçant la souveraineté énergétique des pays membres.
Le colloque porte sur l’utilisation des nouvelles technologies et des innovations dans le secteur minier, en particulier l’intelligence artificielle, la création d’emplois et la protection de l’environnement. Parmi les intervenants figuraient des représentants de la Russie, du Burkina Faso, du Ghana, du Maroc et du Cameroun, dont six représentants d’universités russes qui forment des spécialistes dans le domaine minier.
Prenant la parole pour l’ouverture des travaux du forum, le chef de cabinet du ministère a souligné que, ces derniers temps, les terroristes au Mali ont changé de stratégie et que leurs attaques visent désormais principalement des cibles économiques, notamment les mines. « Le ministère de la Défense, depuis quelques temps, est en train de prendre à bras le corps cette question-là pour prévenir ces attaques terroristes sporadiques et empêcher qu’elles n’aient un impact négatif sur le secteur minier », a ajouté le représentant du ministère.
Il faut noter que la première journée a été marquée par une série de panels animés par des experts du domaine à savoir : Le premier a ouvert les discussions autour des besoins en ressources humaines dans l’industrie extractive et énergétique, mettant en lumière les défis actuels et les compétences clés à développer pour accompagner la croissance du secteur. Dans la continuité, le deuxième panel s’est penché sur un enjeu stratégique majeur : la souveraineté énergétique dans les pays de l’AES, en explorant ses défis ainsi que les perspectives d’avenir pour une autonomie durable. Poursuivant cette dynamique, le troisième panel a abordé l’ingénierie extractive dans la zone AES, avec un focus sur les innovations, les technologies et les expertises nécessaires pour valoriser efficacement les ressources. Enfin, le quatrième panel a clôturé ces échanges en mettant en avant le rôle de l’industrie extractive dans le financement de la formation et de la recherche, soulignant son importance dans le développement des compétences locales et de l’innovation.
Une première journée qui en est terminée riche en réflexions et en partages autour des enjeux clés du secteur extractif et énergétique.
Alassane Cissé
