Alors que l’Union européenne interdit certains pesticides en raison de leur dangerosité avérée, ces mêmes substances continuent d’être massivement exportées vers le continent africain. Utilisés dans l’agriculture, ils provoquent de graves conséquences sanitaires : cancers, troubles de la fertilité, intoxications aiguës, sans parler des dégâts irréversibles sur l’environnement, les sols, les eaux et la biodiversité. Une contradiction qui révèle une hypocrisie commerciale criante.
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En Afrique, ce sont les petits producteurs, les ouvriers agricoles et leurs familles qui paient le prix fort. Faute de protections adéquates et de sensibilisation, les paysans manipulent ces produits hautement toxiques à mains nues, sans gants ni masques, exposant leur santé et celle de leurs proches à de lourdes conséquences. Les écosystèmes sont également dévastés, notamment les abeilles, essentielles à la pollinisation.
Face à cette injustice environnementale et sanitaire, les voix s’élèvent. Au Mali, des mouvements de la société civile, des défenseurs de l’agroécologie et des promoteurs de l’agriculture biologique se mobilisent pour exiger l’arrêt des importations de ces produits toxiques. Leur objectif : éveiller les consciences, renforcer la réglementation locale et faire de la souveraineté agricole un véritable levier de résistance à l’empoisonnement programmé du continent.
La Rédaction
