Souveraineté hydrique : le ministre de L’Energie et de l’Eau, Pr. Tiemoko Traoré, porte la nouvelle vision du Mali à l’horizon 2035

Le Mali franchit une étape décisive dans sa politique de développement durable avec l’adoption de la Politique Nationale de l’Eau (PNE) 2026-2035, sous la supervision du ministre de l’Énergie et de l’Eau, Pr. Tiemoko Traoré. Ce nouveau cadre stratégique vise à garantir l’accès universel à l’eau potable et à renforcer la souveraineté hydrique nationale, dans un contexte sahélien marqué par la pression démographique et les effets croissants des changements climatiques.
Une politique ambitieuse et historique
La PNE 2026-2035 s’inscrit dans la continuité de la révision de la politique adoptée en 2006 et prend en compte les profondes mutations institutionnelles, économiques et environnementales des dernières années. L’adoption de la Constitution du 22 juillet 2023, qui consacre l’accès à l’eau comme un droit fondamental, a renforcé l’impératif pour l’État de garantir à chaque citoyen un accès équitable à cette ressource vitale.
Le ministre de L’Energie et de l’Eau Pr. Tiemoko Traoré, en tête de cette réforme, a rappelé que « l’accès à l’eau potable est un droit fondamental et une priorité nationale absolue ». Selon lui, la PNE constitue un outil stratégique pour améliorer la qualité de vie des populations, soutenir la croissance économique, renforcer la sécurité alimentaire et renforcer la résilience du pays face aux aléas climatiques.
Des investissements massifs pour réduire les disparités
La mise en œuvre de la PNE s’articule autour de quatre programmes structurants :
1-Programme National d’Accès à l’Eau Potable (PNAEP), concentrant près de 90 % des investissements pour réduire les disparités territoriales et sociales.
2-Programme National d’Aménagements Hydrauliques (PNAH), pour développer les infrastructures de production et de distribution d’eau.
3-Programme National de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PNGIRE), pour assurer une planification durable selon les bassins et aquifères.
4-Programme National de Gouvernance du Secteur de l’Eau (PNGSEA), visant à renforcer la transparence, la participation et la redevabilité dans le secteur.
Le coût global de cette politique pour 2026-2035 est estimé à plus de 3 051 milliards de F CFA, mobilisant l’État, les collectivités territoriales, les bénéficiaires et les partenaires techniques et financiers. Il s’agit d’un investissement historique pour un secteur stratégique, à la croisée du développement social et économique.
Gouvernance et innovation
Outre les investissements, la PNE prévoit une réforme institutionnelle majeure :
-La création d’un Conseil Supérieur de l’Eau auprès du Président de la République.
-Le renforcement des organes consultatifs nationaux et territoriaux.
-L’établissement progressif d’Agences de gestion de l’eau à l’échelle des bassins et aquifères.
-La consolidation de la Police de l’Eau, chargée de veiller au respect de la législation et à la protection des ressources.
Des outils stratégiques tels que le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux et le Système National d’Information sur l’Eau permettront un suivi efficace, une meilleure planification et une prise de décision éclairée.
Un engagement collectif pour l’avenir
Le ministre de L’Energie et de l’Eau, Pr. Tiemoko Traoré, a insisté sur l’importance de la mobilisation collective : « La réussite de cette politique dépendra de l’engagement de tous les acteurs – Gouvernement, collectivités territoriales, société civile, secteur privé et partenaires techniques et financiers ».
La PNE 2026-2035 n’est pas seulement un plan technique ou financier, mais un projet de société qui place l’eau au cœur du développement, de la justice sociale et de la résilience face aux défis climatiques. Elle constitue une étape majeure pour transformer le Mali en un pays capable d’assurer à toutes et tous un accès durable à cette ressource vitale.
À l’horizon 2035, le Mali veut que chaque citoyen bénéficie de services d’eau inclusifs et fiables, grâce à une gestion responsable, transparente et durable de ses ressources hydriques.
Agoumour
