SEGOU : Atelier de formation de 47 lycéennes sur la santé sexuelle. La fabrication des serviettes hygiéniques au cœur des échanges 
Le siège régional de l’ONG Caritas Mali a servi de cadre, ce samedi 6 juin dernier, pour une journée d’apprentissage et de sensibilisation sur la santé menstruelle de la jeune fille. Pour la circonstance, 47 jeunes filles lycéennes ont reçu une formation modulaire sur la fabrication de serviette hygiénique réutilisables.
Placé sous le thème « Mes règles, je gère ! » est une initiative financée par le Département d’État des États-Unis dans le cadre du programme Study of the U.S. Institutes (SUSI) et mise en œuvre par le soutien des anciennes participantes (alumni) du programme (SUSI).
L’ouverture des travaux a débuté par des jeux éducatifs ainsi que des activités interactives destinés à mettre les participantes en prises de contact.
Ces moments ont permis d’ouvrir la discussion sur les types menstruations. Et ce, dans un cadre bienveillant et sans jugement. Les jeunes filles ont ainsi pu partager librement les croyances, les interdits et les idées préconçues qui leur avaient été transmis au sujet des règles.
Notons que ladite journée de formation a permis de mettre en lanterne des thématiques liées à la santé sexuelle et reproductive, notamment l’importance de connaître son corps, de prendre soin de sa santé, de faire des choix éclairés et de prévenir les grossesses précoces.
Dans son allocution, la Directrice Exécutive dudit projet, Hadizatou Dao dira que : << » dans de nombreuses communautés, les menstruations demeurent un sujet tabou. Le manque d’information, les idées reçues et les difficultés d’accès aux produits d’hygiène menstruelle constituent encore des obstacles pour de nombreuses adolescentes. La précarité menstruelle pousse certaines jeunes filles à manquer l’école, à limiter leurs activités ou à vivre leurs règles dans la gêne et le silence.
Et de poursuivre : << » pour beaucoup de familles, l’achat régulier de protections hygiéniques représente également une charge financière importante » >>, a-t-elle poursuivi.
Au cours de la cérémonie, signalons que l’un des moments forts de cette journée a été l’atelier pratique consacré à la fabrication de serviettes hygiéniques réutilisables. les discussions participatives des formatrices ont éclairées les participantes de distinguer les mythes des réalités scientifiques.
Pour sa part, Fily Sidibé, l’une des récipiendaires de ladite formation déclare que : << » lors de cette journée de sensibilisation, j’ai appris à mieux comprendre le fonctionnement du cycle menstruel, les changements liés à la puberté ainsi que les bonnes pratiques d’hygiène permettant de préserver ma santé et de prévenir certaines infections intimes »>>.
Et de continuer : << » il est désormais possible de confectionner des protections menstruelles efficaces à partir de matériaux simples et accessibles. Cette solution constitue une alternative à la fois économique et écologique aux protections jetables, tout en contribuant à réduire les difficultés liées à la précarité menstruelle »>>, a-t-elle martelée.
Il est important de signaler qu’à travers cette initiative, la Directrice Exécutive Hadizatou Dao espère que les résultats obtenus ont montré une bonne compréhension des notions abordées, témoignant de l’intérêt des jeunes filles et de l’impact positif de l’activité.
Pour elle, ladite sensibilisation a contribuer à briser les tabous entourant les menstruations, renforcer les connaissances des adolescentes en matière de santé menstruelle et reproductive, et promouvoir des solutions durables permettant aux jeunes filles de gérer leurs règles avec plus de dignité, de confiance et d’autonomie.
Par ailleurs, l’accent a été mis sur l’accès à une information fiable afin de permettre aux adolescentes de développer des solutions efficaces en ce qui concerne la sensibilisation ainsi que la fabrication des serviettes hygiéniques réutilisables. À la fin de la formation, un quiz d’évaluation a été proposé aux participantes afin de mesurer les connaissances acquises au cours de la journée.
Hari Moussa Maïga
