Sécurité et souveraineté alimentaire au Mali :
Le Programme de Promotion des Systèmes de Cultures Agroécologiques et de Protection des Sols (PAESOL comme solution
En vue de la vulgarisation des résultats de quatre ans d’activité, les responsables du PAESOL ont animé une conférence le mercredi 3 juin 2026 en leur sein.Au cours de la présente, il a été question d’illucider aux hommes de médias les résultats obtenus pendant 4 ans de mise en œuvre du projet, les avantages de l’agroecologie ,les stratégies et les aporoches de mise en œuvre du programme.
Ladite conférence a été animée par Mohamed Soumaré, coordinateur national technique du PAESOL, c’était en présence de ses proches collaborateurs.
Dans son discours introductif , le Coordinateur du Programme dira qu’avec le PAESOL, c’est produire plus tout en protégeant les sols n’est plus une ambition, mais une réalité.
Il a fait savoir aux hommes de médias qu’ au Mali, l’agriculture fait vivre près de 70% de la population. Elle constitue le pilier de l’économie.Malgre tout il demeure fortement exposée aux effets du changement climatique et à la dégradation des terres. Pour le coordinateur, face à ces défis, le Gouvernement, avec l’appui de la Coopération allemande, la KFW, met en œuvre le PARSOL, un programme qui transforme durablement les pratiques agricoles à travers l’agroécologic. « Nous changeons de paradigme produire mieux, durablement, avec les producteurs comme premiers acteurs du changement » a laissé entendre le premier responsable du PAESOL.
Sur le budget du programme : Mohamed Soumare affirme que le PAESOL dispose d’un budget de 13,37 millions d’euros,soit environ 8,76 milliards de FCFA .Sa durée est de 2022 à 2027. Le projet intervient dans neuf communes des régions de Kayes, Koulikoro et Sikasso.
Pour le coordinateur l’ objectif principal est de renforcer durablement la productivité et la résilience de l’agriculture familiale, à travers une gestion responsable des sols, de l’eau et des ressources naturelles basée sur les principes de l’agroécologie.
S’agissant des approches, il précise que le PAESOL adopte une approche participative, plaçant les producteurs au cœur de l’action à travers les Champs Écoles Agroécologiques (CEAE), les Parcelles de Démonstration Agroécologiques (PDAE). Ces dispositifs permettent aux producteurs d’expérimenter de s’approprier de diffuser les innovations.
A propos des résultats de 4 ans de mise en œuvre :les résultats reposent sur, l’accompagnement de proximité, l’apprentissage participatif,,les investissements en fosses compostieres ,permetres maraîchers et unités de transformation sans compter les bénéfices visibles pour les producteurs comme les rendements en hausse, coûts réduits,meilleurrésilienceclimatique. C’est pourquoi le coordinateur renchérit qu’après seulement quatre années de mise en œuvre, le PAESOL affiche des résultats significatifs avec des impacts sur la production et l’adoption. Il évoque également qu’ il y a également plus de 27% de rendement moyen pour les céréales sèches. Une production de 4 211 hectares exploités en agroécologie, soit 168% de l’objectif. Il y a aussi 7 803 producteurs engagés, dont 44% de femmes. Le Programme a fait pllus de 31 000 bénéficiaires indirects en plus de 21 points du niveau de transformation agroécologique, outil TAPE – FAO) .En depit des résultats tangibles, le coordinateur a fait cas d’un certain nombre de défis comme les engrais bio peu disponibles,les difficultés d’accès à l’eau et aux équipements, sans oublier les besoins en main d’oeuvre important.
.Dans le cadre de la pérennisation des acquis après le projet,le coordinateur précise que sur le renforcement de la gouvernance locale avec 90 mesures agroécologiques intégrées dans 6 nouveaux PDESC.
Dans le même ordre d’idée, des infrastructures et équipements commune ont été réalisées avec 9 magasins agroécologiques, soit un par 12 périmètres maraîchers aménagés; 9 créés, 3 réhabilités avec des systèmes d’irrigation avec énergie solaire et 6 pépinières villageoises. Également 3 fermes intégrées ont été réalisées à Nonkon et Liberté Demhaya. 32 poulaillers, dont 12 communautaires, 20 individuels réalisés.
Parmis les mesures envisagées par le PAESOL, s’ajoute aussi la valorisation et la commercialisation de 3 unités de transformation du beurre de karité. Également 9 parcelles de démonstration agroécologique avec 1 point de vente avicole à Kayes 1 point de vente de produits de karité à Sikasso. Il souligne aussi
une approche centrée sur les producteurs
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Après 4 ans de mise en œuvre,le PAESOL prouve qu’il est possible de concilier sécurité alimentaire, protection des ressources naturelles et développement économique. Il est possible aussi de nourrir davantage de Maliens tout en protégeant les terres, un pari que le PAESOL est en train de réussir.
Compte tenue des résultats obtenus dans les zones d’intervention,on peut affirmer sans détour que le PAESOL s’affirme comme un modèle concret de transition agroécologique au Mali, contribuant à la souveraineté alimentaire et au développement durable, au bénéfice des producteurs, des territoires et des générations futures
A retenir que le PAESOL est piloté par le ministère de l’agriculture sous la responsabilité de la direction nationale de l’agriculture. Sa mise en œuvre est assurée en cogestion par une unité de mise en œuvre à travers une cellule de gestion de la DNA avec l’appui d’une assistance technique fournie par Dorsch impact- BETICO.Le programme fixe comme objectifs principaux,la gestion durable des sols et de l’eau,le partage des bonnes pratiques agroecologiques, l’amélioration des systèmes de production,le renforcement de la résilience des producteurs entre autres.Le coordinateur, Mohamed Soumare affirme que le PAESOL prouve qu’une agriculture plus productive , résiliente et durable est déjà en marche et peu être rapidement généralisée. »Nourrir les maliens tout en protégeant la terre tel est aussi l’objectif du PAESOL » retient le coordinateur.
Inde ombotimbe
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