Projet Horizon Espoir : Renforcement des capacités des acteurs de médias sur les questions en lien avec la population
Les questions de population sont au cœur de la lutte contre la pauvreté et de la promotion du développement durable. Le taux de croissance, la pyramide des âges, la fertilité, la mortalité, les migrations, et les VBG influencent tous les aspects du développement humain, économique et social.
Les gouvernements doivent pouvoir recueillir et analyser les tendances démographiques, afin de pouvoir mettre en œuvre des politiques qui répondent aux besoins présents et futurs des populations. C’est dans ce contexte, la direction Nationale de la Population a organisé durant trois (3) jours au centre multifonctionnel Cheick Oumar Bathily de Koulikoro, une session de renforcement des capacités des acteurs des médias en lien avec les questions de population et les thématiques du projet Horizon d’Espoir « financé par l’Ambassade des Pays Bas et mis en œuvre par le consortium Groupe Pivot Santé -WILDAF-RIPOD » en marge de la célébration de la journée mondiale de la population. La cérémonie d’ouverture de l’atelier était présidée par Ishaga COULIBALY, Directeur National de la Population, à ses côtés, le Maire de la commune de Souba, dans la région de Koulikoro représenté par son 3è adjoint, Bamadou TRAORE, des représentants des ONG partenaires. Ainsi, Cet atelier a regroupé une trentaine (30) de journalistes/ Animateurs des différents médias et experts du PNVBG, Dr Anaye Sagara, de l’experte en droits de la santé sexuelle et reproductive de l’ONASR, Sané Demba N’Diaye, Diarra Fodié Gassama, représentant chargé à la communication du projet Horizon Espoir, et l’ensemble des techniciens, notamment du chargé à la communication de la DNP, Mme Fofana, Maimouna Kanté, du rapporteur général Abdoulaye Samaké et du président de séance, Seyni Amar de TM1.
L’objectif général vise à mieux informer et sensibiliser les acteurs des médias sur les enjeux démographiques du pays, améliorer leur connaissance sur ces questions de manière précise et équilibrée. Échanger sur les problèmes autours des questions de SR/PF, et de la lutte contre les violences basées sur le genre(VBG), afin de promouvoir l’accès à la santé sexuelle et reproductive, Une meilleure compréhension des dynamiques démographiques contribuera à informer le public sur les enjeux cruciaux de notre société.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par le mot de bienvenu du Maire, Bamadou Traoré, 3eme adjoint à la mairie de Koulikoro et l’intervention du Directeur National de la population, Ishaga Coulibaly qui a rappeler historique de la célébration de la journée mondiale de la population qui selon lui est une occasion pour attirer l’attention de tous les acteurs(autorités, population à la base, société civile, partenaires au développement, etc.) sur les questions de population et qui permet de sensibiliser les population sur les défis auxquels elles pourront faire face dans les années futures.
Le Directeur dans son intervention à rappeler le thème mondial de cette année « Donner aux jeunes les moyens de créer les familles qu’ils souhaitent dans un monde juste et plein d’espoir » et le thème retenu pour le Mali « Donner à chaque jeune une chance pour son épanouissement familial dans un Mali en paix réconcilié avec lui-même ». Il a aussi souligné, la situation des jeunes et femmes migrantes, résidentes urbaines et déplacées dans l’aire urbaine de Bamako, ciblées par le projet « horizon d’Espoir ». Après la présentation de la Direction Nationale de la Population, dont la mission est la Coordination et l’évaluation de la mise en œuvre de la politique Nationale de la Population par sa chargée de communication, Mme Fofana Maimouna Kanté.
Les jours suivants, les participants ont abordé plusieurs thématiques tels que les projections démographiques, les politiques de planification familiale, la santé de la reproduction et droits sexuelle, les droits de la femme et les Violences Basées sur le Genre (VBG).
Dans son exposé, le directeur National de la direction Nationale de la Population, Ishaga Coulibaly à expliquer aux participants, la projection démographique est comme un l’ensemble de résultat de calcul illustrant l’évolution future d’une population suivant des différentes hypothèses et qui s’appuie sur les connaissances du passé et du futur, basé sur la fécondité, la mortalité et la migration. Pour cela les principaux producteurs des données de projection démographique sont: la Division population des nations unies, la Banque Mondiale et le US Consus Bureau et aussi les utilisateurs entre autres : les services étatiques, les collectivités territoriales, les chercheurs, les étudiants etc. il a aussi parlé des trois différentes méthodes de la projection démographique entre autres mathématique, économique et des composants , les étapes pour faire une projection, le choix du logiciel et enfin procédé à examiner de la projection. Entres autres, le module sur l’Exode Rural et la PDI qui se définissent respectivement, l’Exode Rural comme départ massif de la population rurales, l’ampleur de l’exode rural, les différentes causes, les raisons qui poussent la population, les conséquences et les pistes de solutions, aussi, la PDI comme définition la Population Déplacé Interne, la situation des PDI, les causes, l’impact sur les populations, l’accès limité aux services des bases, la réponse humanitaire, les renforcements des capacités, les enjeux, les défis et la durabilité. Selon les statistiques données par Mme FOFANA, environ 5% des PDI se sont déplacées à la suite des inondations entre juin et septembre 2024 et 58% est composée des femmes et plus de 4 % ont plus de 60 ans.
Mme Sané Demba N’DIAYE, experte en santé sexuelle et reproductives et coordinatrice nationale de la communication en Santé de la Reproduction de l’ONASR a mis l’accent sur le traitement du sujet et lever le tabou et développé les thèmes majeurs sur la santé reproductive, les 5 éléments clés des DSSR retenus par l’OMS, les différents droits sexuels et reproductifs. Elle a également imprégné les participants sur le traitement du genre journalistique et le genre informatif.
Pour sa part, Dr. Anaye SAGARA du Programme National de Lutte contre les VBG a fait une présentation sommaire sur les PNVBG avant de définir les concepts clés liés aux VBG. Il a ensuite expliqué les typologies de VBG et leur ampleur au Mali, les causes et les facteurs favorisants, les conséquences, les stratégies de lutte contre les VBG.
Selon ses objectifs, avec un budget de 5 millions d’euros sur (3) ans (2024-2027), le projet « Horizon Espoir » ambitionne d’atteindre un résultat de 200 000 filles et femmes autonomisés (aides ménagère, PDI et environ) a souligné le représentant, chargé à la communication du projet Horizon Espoir, Diarra Fodié Gassama, car selon lui, le projet vise à Contribuer à l’amélioration du bien-être des jeunes filles et femmes migrantes, déplacées et de familles à revenus modeste de Bamako et environs dans une perspective d’autonomisation durable et spécifiquement, l’amélioration de la santé mentale des victimes de VBG, de la liberté de choix et du pouvoir de décision chez les GC, l’accroissement d’une attitude positive de la société face aux victimes de VBG. Egalement, la prise en charge des bénéficiaires secondaires que sont les grands logeurs/logeuses, les chefs de familles/ménages, les leaders religieux et communautaires et patronnes des aide-ménagères et les bénéficiaires tertiaires tels que le personnel des services de coordination et d’orientation des ministères de ligne, les prestataires de services SRDS, le personnel des structures de placement des aide-ménagères. Il a indiqué, les différents axes stratégiques sont : La promotion sur les droits des femmes, la santé de la reproduction, les Violences Basées sur le Genre, le renforcement des capacités des acteurs, le plaidoyer pour créer un environnement favorable. Ces différentes présentations ont donné lieu à des échanges riches et interactifs entre les facilitateurs et les participants.
La clôture s’est déroulée dans un climat empreint de cordialité et a été marquée par la signature d’acte d’engagement des acteurs des médias pour l’accompagnement des thématiques du projet et la remise des attestations. Des recommandations ont été formulées, entre autres, le renforcement des capacités des acteurs des médias sur d’autres thématiques, la mise en place d’un mécanisme de suivi des activités, prioriser les journalistes formés dans la couverture médiatique des activités du projet et mettre à la disposition des médias des supports. En conclusion, la formation a reçu l’adhésion des participants qui à l’en croire se félicitent des connaissances acquises.
Alassane Cissé
