Première session ordinaire de l’APDP au compte de l’année 2026
527 dossiers sur la table des commissaires
C’est la salle de conférence de l’APDP qui a servi de cadre pour abriter la première session 2026 de l’Autorité de Protection des Données à caractère personnel , le lundi 2 février 2026 sous la présidence de Mamadou Samassekou non moins président de ladite institution. C’était en présence des commissaires et des cadres.
Le président a souligné que le numérique a profondément transformé nos modes de communication, de travail et de gouvernance, il a ouvert des opportunités inédites de développement, d’innovation et d’inclusion. Cependant il a également fait émerger de nouveaux risques, souvent invisibles, liés à la circulation massive des données personnelles. C’est pourquoi dans ce nouvel environnement, la donnée n’est plus un simple élément technique; elle est devenue une extension de la personne humaine. De préciser que, la protéger, c’est donc protéger l’individu lui-même. Selon le président Samassekou, l’année 2025 a été révélatrice de cette réalité. Ainsi elle a montré à quel point les administrations, les entreprises et les citoyens produisent et utilisent quotidiennement des volumes considérables de données, parfois sans mesurer pleinement les conséquences de leur exposition ou de leur exploitation. Donc , consciente de ces enjeux, l’APDP a renforcé son rôle de vigie, d’orientation et d’accompagnement afin que le développement du numérique s’opère dans un cadre sécurisé et responsable. Aux dires du président, au cours de l’année écoulée, l’Autorité a multiplié les actions visant à ancrer la protection des données personnelles dans les pratiques courantes. Aussi des efforts particuliers ont été consentis pour rapprocher le droit des réalités du terrain, expliquer les obligations des responsables de traitement et rappeler aux citoyens leurs droits. Dans la même veine, cette dynamique d’information et de sensibilisation, en phase avec la vision de nos plus hautes autorités, précisément de son Excellence, le General d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État, a contribué à faire de la protection des données un sujet de gouvernance et non plus une préoccupation marginale ou purement technique. Poursuit le président, l’année 2026, s’annonce comme une étape déterminante. sur l’intelligence artificielle ; il dira que l’essor de l’intelligence artificielle, la dématérialisation croissante des services publics et le développement des plateformes numériques appellent une vigilance accrue et une adaptation continue de notre cadre d’intervention. De l’avis de Mamadou Samassekou, la protection des données personnelles apparaît plus que jamais comme un facteur de stabilité, de confiance et de souveraineté numérique. Durant 10 jours les commissaires auront à statuer sur des dossiers minutieusement préparés par les cadres techniques de l’APDP .C’est dans cette optique seront soumis à l’ appréciation des commissaires 527 dossiers dont des demandes de mise en conformité, des dossiers de procédures contentieuses et le programme annuel de contrôle de l’Autorité. Faire de la conformité une réalité : Force est de reconnaitre que la sollicitation de notre institution connait une augmentation notable, au vu du nombre croissant de demandes pour divers traitements; ce qui dénote de la volonté des entreprises maliennes de faire de la conformité une priorité. « La tâche qui nous attend est immense, mais je reste convaincu que, grâce à notre engagement collectif, nous serons à la hauteur des défis qui se présentent à nous » a-t-il explicité .De noter qu’ils ont la responsabilité de garantir que l’informatique soit au service des citoyens, qu’elle respecte l’identité humaine, les droits de l’homme, la vie privée, les libertés publiques et individuelles.
Inde Ombotimbé
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