Dans le cadre de la 4ème édition de la Semaine nationale de la Réconciliation (SENARE 2025), une cérémonie de plantation d’arbres s’est tenue ce mardi 16 septembre dans la forêt classée de Koulouba.
L’événement, placé sous le signe du « Bosquet de la paix », a été coprésidé par la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, et le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général Ismaël Wagué.
La rencontre a mobilisé plusieurs personnalités : membres du gouvernement, autorités religieuses et coutumières, ainsi que des représentants d’organisations nationales. Une forte affluence qui témoigne de l’importance accordée à ce geste à la fois symbolique et citoyen.
« Planter un arbre, c’est semer l’espérance »
Dans son intervention, la ministre Doumbia Mariam Tangara a salué le leadership du Président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, dont « la clairvoyance et l’engagement inspirent nos pas vers la paix et la cohésion ». Elle a également rendu hommage au ministre de la Réconciliation pour avoir associé son département à cette célébration.
Elle a surtout insisté sur la portée de l’initiative :
« Planter un arbre, c’est poser un acte d’espérance et de foi en l’avenir. Le bosquet de la paix que nous inaugurons aujourd’hui n’est pas seulement une plantation : il est un symbole vivant du pardon, du dialogue et de la solidarité. Chaque arbre grandira comme la paix que nous voulons consolider. »
La forêt classée de Koulouba, véritable poumon vert de la capitale et témoin de l’histoire nationale, accueille désormais un bosquet d’un hectare. Celui-ci viendra enrichir son couvert végétal et renforcer sa régénération naturelle.
Pour la ministre, associer la réconciliation à la protection de l’environnement est une manière de rappeler que paix et durabilité écologique sont indissociables :
« Il ne peut y avoir de paix véritable sans une terre fertile, sans forêts préservées et sans ressources partagées de manière équitable et responsable. »
Mme Doumbia a profité de l’occasion pour annoncer l’élaboration d’une Stratégie nationale de sécurité climatique. L’objectif : anticiper les risques liés aux changements climatiques, renforcer la résilience des communautés et consolider la stabilité sociale.
Elle a enfin réaffirmé l’engagement de son département à faire du bosquet de la paix « non seulement un symbole de réconciliation, mais aussi un sanctuaire de biodiversité, un espace d’éducation citoyenne et un héritage pour les générations futures ».
La cérémonie de Koulouba a ainsi marqué la rencontre de deux aspirations fondamentales : préserver l’environnement et bâtir la réconciliation nationale. Un message clair : la paix se construit chaque jour, par des actes concrets, avec patience et engagement collectif.
Moussa Ibrahim
