En 2024, la PNPR-M a appuyé la mise en place de quatre (04) Champs Écoles Paysans (CEP2) dans les bassins de Baguinéda, Yanfolila, Dioro et San pour servir de cadre de formation sur les systèmes de production durable du riz (SRI en combinaison avec biofertilisant du groupe Éléphant vert).
Cette activité avait pour but de consolider les acquis des résultats obtenus par le projet pilote SRP implémenté à San lors de la première phase du programme (2017-2021). A la fin de la campagne, les rendements obtenus à l’hectare dans les parcelles d’application de deux producteurs pilotes Mahamadou A DIARRA de Baguinéda et Ramatou TRAORE de Yanfolila étaient respectivement de 7 tonnes et 5,6 tonnes contre 5,3 tonnes et 3,1 en 2023. Cette situation a suscité un grand engouement chez beaucoup de producteurs à adopter la pratique. Cette information a été mise à la disposition de la presse à travers les termes de référence de l’atelier de formation des acteurs des médias (presse écrite, orale, Web TV) sur la production durable du riz axée sur la norme SRP et SPG bio local.En effet, dans le cadre de la convention quinquennale 2022-2026 avec l’ONG RIKOLTO, financée par la DGD, la Plateforme Nationale des Producteurs de Riz du Mali (PNPR-M) a organisé, le 29 septembre 2025, un atelier de formation à l’endroit des acteurs des médias. Dans le but d’imprégnés les hommes des médias de la production durable du riz avec la norme SRP1 et SPG bio local.
C’était à son siège à Niamakoro Cité UNICEF en présence de M. Mamadou SAMAKÉ, président de la PNPR-M dans la Collectivité de Koulikoro.
Pour témoigner de l’importance dudit atelier, M. Samaké a informé que l’autonomie d’un pays réside dans l’agriculture. Toute chose qui motive la PNPR à outiller les journalistes sur les enjeux du secteur agricole, notamment le secteur du riz. Il a invité les journalistes à faire le plaidoyer auprès des décideurs afin que le gouvernement accompagne objectivement les producteurs. Il estime que les subventions agricoles doivent être faites avec des visions de progrès et non pour la forme.
Avec comme facilitateur, M. Abdoulaye Koureissy, Coordinateur National de la PNPR-Mali, ledit atelier a pour but de renforcer la connaissance des journalistes sur la production durable du riz selon les standards SRP et SPG bio local, ainsi que les enjeux, défis et actions en cours pour la promotion de la riziculture durable au Mali.
Dans sa présentation, M. Koureissy a informé que la PNPR-Mali est une organisation apolitique membre de la CNOP. Elle s’occupe de la diffusion des informations sur la riziculture et de promotion des pratiques durables, notamment via les Champs Écoles Paysans (CEP). Ces CEP, installés à Baguinéda, Yanfolila, Dioro et San, permettent d’améliorer les rendements et de restaurer les terres rizicoles grâce au Système de Riziculture Intensive (SRI) et à l’usage de biofertilisants du groupe Éléphant Vert. Faisant état du bilan de la campagne précédente, il a évoqué que les résultats sont encourageants : »Mahamadou A. Diarra de Baguinéda a obtenu 7 tonnes à l’hectare contre 5,3 tonnes en 2023, et Ramatou Traoré de Yanfolila 5,6 tonnes contre 3,1 tonnes ».Cependant, malgré ces progrès, il a informé que de nombreux acteurs ignorent encore les avantages économiques, sociaux, sanitaires et environnementaux de la riziculture durable. Et de noter les difficultés rencontrées lors de cette campagne avec une perte de 13 800 hectares.
Cet atelier avec les acteurs des médias a donc représenté une étape cruciale pour éveiller les médias et le grand public à l’importance de la production durable de riz, en se basant sur la norme SRP1 et le SPG bio local au Mali.
Issa B. Traoré
