Mali : Remise officielle de 308 jugements supplétifs aux PDI à Bamako.
Centre Mabilé de Sogoniko a vibré, samedi 7 février 2026, au rythme d’accès aux droits fondamentaux, des 308 personnes déplacées internes des sites de Mabilé, Faladié Garbal et Sénou, à l’occasion de la cérémonie de remise officielle de jugements supplétifs. Cette initiative est venue de l’Association Malienne pour le Relèvement du Taux de Participation aux Élections (AMRTPE) en partenariat avec le REFAMP et avec l’appui de la Coopération suisse
Cette action vise à garantir une existence juridique aux bénéficiaires et à renforcer leur accès aux droits fondamentaux, notamment la participation citoyenne.
La cérémonie a été présidée par le représentant du ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, M .Abdou Salam DIEPKILE, et en présence de la vice-présidente de l’AMRTPE, Mme Gakou Fatoumata Malle, du directeur national de l’État civi, M. Cheick O Diallo, et de plusieurs autorités administratives, judiciaires et partenaires, témoignant de leur engagement en faveur de l’inclusion sociale et de la promotion des droits humains.
Selon la vice-présidente de l’AMRTPE, Mme Gakou Fatoumata Malle,: ‹‹Aujourd’hui nous vivons un moment qui dépasse la simple remise de document. Nous célébrons 308 vies, 308 histoires, 308 citoyens maliens qui retrouvent leur identité et leur dignité grâce à ce jugement supplétif››. Ces actes de naissance ne sont pas simplement d’un papier, ils sont la clé de l’existence légale, le premier pas vers la reconnaissance citoyenne vers la carte Nina vers la carte biométrie et surtout vers une place pleine entière dans notre démocratie. Les personnes déplacées internes portent en elles des blessures mais aussi une forte incroyable. À rajouter que ce projet est un acte de justice, un acte d’amour pour notre nation. l’ONG AMRTPE s’est donnée pour mission de transformer la douleur en espoir, l’exclusion en inclusion, le silence en voie citoyenne à travers l’enroulement rabain, la révision de liste électorale, l’espace civique Djekafo, a-t-elle conclu
Pour le directeur national de l’État civil, M. Cheick O Diallo, chaque événement crucial de l’être humain (naissance, mariage, décès) lui confère des droits. Seul, l’enregistrement à la naissance permet à l’individu d’accéder à tous ses droits. L’enregistrement des naissances est considéré comme le « premier droit d’un enfant, consacré aux articles 7 et 8 de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) et à l’article 6 de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant (CADBE), ratifiée par le Mali. Au Mali, la Loi 2011-087 du 30 décembre 2011 portant Code des Personnes et de la Famille consacre le droit à l’enregistrement pour tout enfant né sur le territoire national. À ses dires, Il faut dire que l’enregistrement des naissances représente le point de départ pour qu’un Etat reconnaisse légalement un enfant en tant que membre de la société répondant ainsi à l’une des missions assignées à la Direction nationale de l’état civil, orientées vers l’enregistrement universel des naissances et la production annuelle des statistiques, a-t-il conclu
A l’entame de ses propos, le représentant du ministre, M. Abdou Salam DIEPKILE a salué la vision et l’accompagnement du Réseau des Femmes Anciennes Ministres et Parlementaires (REFAMP) et ses partenaires pour toutes les actions qu’ils réalisent depuis un bon moment dans notre cher pays. Pour rappel, le REFAMP et ses partenaires accompagnent l’Etat malien depuis 2018 à travers un programme dénommé (EMERGE), dans la mise en œuvre de son processus électoral. Ce programme a pour objectif d’accroître une participation citoyenne éclairée, le leadership et l’implication des hommes, des femmes, des personnes vivant avec handicap, des déplacés et autres groupes marginalisés à toutes les étapes du processus électoralet des réformes politiques et institutionnelles en cours. daw ustre pays notre pays, a-t-il conclut.
Saouti Cissé
