Les travaux d’ouverture de l’Atelier national de lancement du Projet « Reverdir l’Afrique » phase 2 au Mali ont eu lieu, lundi 15 septembre 2025 à l’hôtel de l’Amitié. L’objectif global de l’atelier est de lancer la phase 2 du programme Reverdir l’Afrique au Mali et consulter les acteurs concernés autour de la mise en œuvre des activités.
Le projet est financé par L’Union Européenne, pour la période allant d’Octobre 2024 à Septembre 2028. Ledit projet sera mis en œuvre en Éthiopie, au Nigéria, au Sénégal, au Ghana, en Somalie, au Mali et au Niger.Cette cérémonie a été présidée par le représentant du ministre de l’Environnement de l’assainissement et du développement durable, M. Soumana Fofana, en présence du président du conseil d’administration de SAHEL ECO, M. Hadi Touré et de nombreux participants
À l’ouverture de l’atelier, représentant du ministre, dira qu’à l’instar des autres pays du Sahel, le Mali est confronté à de multiples défis environnementaux majeurs, combinés à des enjeux socio-sécuritaires complexes qui touchent l’ensemble de son territoire. Ces pressions entravent les efforts de protection et de conservation des ressources naturelles, notamment face à la déforestation, à la désertification, à la perte de biodiversité, aux effets du changement climatique, à la croissance démographique et à la surexploitation des écosystèmes. Ces pressions menacent les moyens de subsistance, fragilisent les écosystèmes et accentuent la vulnérabilité des populations, en particulier les plus démunies en milieu rural. Pour lui, la conservation et la valorisation de la nature constituent une solution efficace aux problématiques actuelles liées au climat, à la santé, à la sécurité alimentaire et aux moyens de subsistances durables de la population et à la gestion des crises. C’est ainsi que plusieurs actions ont été initiées en matière de protection et de conservation des ressources naturelles. Pour relever ces défis, notre pays s’est doté d’une politique nationale de protection de l’environnement, qui place la conservation et la gestion durable des ressources naturelles au cœur de son développement socio-économique. Cette ambition est consacrée par l’article 25 de la Constitution du 22 juillet 2023, qui stipule que: «La protection de l’environnement et la promotion de la qualité de la vie sont un devoir pour tout citoyen et pour l’Etat », a-t-il expliqué
Au Mali, selon lui, la mise en œuvre du projet sera assurée par l’ONG Sahel Eco de février 2025 à septembre 2028. Les activités couvriront 45 communes de huit (8) cercles, trois (03) régions: Koutiala, San et Ségou. Elles viseront à engager 30 000 ménages dans l’adoption de pratiques éprouvées de reverdissement sur une superficie totale de 50 000 hectares. Cette cérémonie de lancement officiel est couplé l’atelier d’appropriation collective et concertée des orientations stratégiques et opérationnelles du projet. Get-atelier sera l’occasion de : partager les résultats de la première phase; présenter officiellement la phase II aux autorités, communautés et partenaires des zones d’intervention; discuter et valider les résultats de l’étude de cadrage communautaire, en identifiant défis et opportunités pour une restauration réussie; identifier les parties prenantes et leurs contributions à différentes échelles; et enfin, il s’agira d’élaborer une feuille de route conjointe assortie d’engagements des parties prenantes pour les quatre prochaines années, a-t-il conclu.
Saouti Cissé
