Les prix alimentaires mondiaux débutent 2026 à la baisse
Les céréales, la viande, les huiles végétales, le sucre et les produits laitiers sont les principales denrées échangées dans le monde. L’évolution de leur prix est un indicateur des tensions sur les marchés internationaux.
L’année 2026 commence sous le signe de la détente pour les prix alimentaires mondiaux.
Selon un communiqué publié par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le vendredi 6 février, l’indice global qui suit l’évolution des cours internationaux des produits de base s’est établi à 123,9 points en janvier, soit 0,4 % de moins qu’en décembre.
Un léger recul qui permet à ce baromètre d’enchaîner un 5e mois consécutif de baisse. Dans le détail, l’organisme onusien indique que les indices du sucre, des produits laitiers et de la viande ont respectivement chuté de 1 %, 5 % et 0,4 % par rapport à décembre permettant de compenser la hausse au niveau des deux autres produits.
L’indice des huiles végétales s’est établi en moyenne à 168,6 points en janvier affichant un gain mensuel de 2,1 % par rapport à décembre et 10,2% de plus qu’un an plus tôt. Une tendance liée principalement à la hausse des cours de soja, du tournesol et de l’huile de palme. Cette dernière a enregistré une seconde hausse mensuelle consécutive de ses prix avec le ralentissement saisonnier de la production en Asie du Sud-Est et une forte demande à l’importation due à une amélioration de la compétitivité des prix.
Du côté des céréales, la hausse a été plus modérée avec 0,2 % de plus qu’en décembre. Les prix du blé ont été relativement stables en janvier alors que ceux du maïs étaient en baisse avec les fortes disponibilités mondiales qui ont contrebalancé les effets d’une forte demande, notamment pour l’éthanol aux USA et les incertitudes climatiques au Brésil et en Argentine.
Cette baisse des prix en janvier intervient après une année 2025 marquée par une hausse globale des cours qui a mis fin à deux années consécutives de repli. Selon la FAO, les prévisions restent toujours au beau fixe pour les céréales avec une production attendue à 3,02 milliards de tonnes en 2025 portée par des volumes record pour le blé, le maïs et le riz. Le ratio mondial stocksutilisation de céréales devrait aussi franchir son niveau le plus élevé depuis 2001, une situation qui limitera les risques de pénurie et de flambée des prix sur les marchés.
Source : Agence Ecofin
