La campagne 2024 de commercialisation de la noix de cajou a été officiellement lancée au Mali ce jeudi 13 mars 2025 par le ministre de l’Agriculture.
La cérémonie était placée sous la présidence de M. Daniel Kelema, ministre de l’Agriculture, en présence du président de l’Interprofession de la filière anacarde, Dr Ibrahim Togola, et de l’ensemble des administrateurs.
Lors de la cérémonie, le ministre de l’Agriculture a insisté sur l’importance stratégique de la filière anacarde pour l’économie nationale et sur la nécessité de renforcer son organisation et sa transformation locale.
Dans son allocution, le ministre a rappelé que la filière anacarde joue un rôle essentiel dans la création d’emplois et de revenus en milieu rural. Elle contribue également au développement socio-économique des zones de production et à l’augmentation des recettes d’exportation du pays.
« L’anacarde constitue aujourd’hui l’un des principaux produits d’exportation du Mali et un facteur de sécurité économique et financière pour les acteurs de la chaîne de valeur », a-t-il déclaré.
La prise en compte des intérêts de tous les acteurs concernés doit porter un accent particulier, a indiqué le Ministre KELEMA, qui, comme une bouffé d’oxygène, a annoncé le prix de vente convenu du kg de noix de cajou, fixé à 390F CFA.
Toutefois, il a souligné que le plein potentiel de cette filière ne pourra être atteint qu’à travers une meilleure coordination des actions de promotion et de valorisation.
S’adressant aux membres de l’Interprofession de la filière anacarde (IPROFAM), le ministre a salué leur rôle dans la structuration et la promotion du secteur. Conformément à l’article 174 de la Loi d’Orientation Agricole, les organisations interprofessionnelles agricoles doivent notamment :
renforcer les capacités des acteurs ; encourager les démarches contractuelles entre les membres ; adapter l’offre aux exigences des marchés en termes de qualité et de quantité ; assurer la collecte et la diffusion des informations sur la filière ; renforcer la sécurité alimentaire et sanitaire.
Il a insisté sur la nécessité pour l’IPROFAM d’adopter une gestion inclusive et responsable afin de favoriser un développement harmonieux et durable du secteur.
Malgré les avancées enregistrées, la filière anacarde malienne fait face à plusieurs défis, notamment : la faible productivité des plantations ; le manque de transformation locale de la noix brute ; les dysfonctionnements du circuit de commercialisation.
Le ministre a affirmé que le gouvernement, à travers des projets et programmes comme CTARS, PAFAM et GEDEFOR, accompagne les acteurs pour relever ces défis.
Il a également insisté sur la nécessité d’une stratégie axée sur la transformation locale des noix de cajou afin d’accroître la valeur ajoutée du secteur et de créer davantage d’emplois.
Pour surmonter ces obstacles, le ministre a plaidé pour un renforcement de la structuration de la filière, une amélioration de l’organisation de la commercialisation et une contractualisation plus efficace entre les différents acteurs.
Parmi les difficultés que traverse la filière, Dr Togola a évoqué l’exportation de l’anacarde brut au Mali. Il demande aux plus hautes autorités de s’impliquer davantage pour la transformation de l’anacarde sur place.
Brehima DIALLO
