La <<Biodiversité et changement climatique>> au coeur d’une conférence-débat
Dans le cadre des activités de la quinzaine de l’Environnement 2026, Réseau Genre et Énergie Durable Mali (ENERGIA) et la Coalition Malienne genre,sécurité et changement climatique ( COMAGESC), a organisé vendredi 12 juin 2026, au village Sotuba, une conférence débat sous le thème <<Biodiversité et changement climatique>>. Cette conférence débat était présidée par l’ancienne ministre Mme Keïta Aida M’Bow, en présence Ouattara Fanta Keïta, Présidente de l’Association Benkola et M. Moussa Cisséurité et changement climatique ( COMAGESC), de M. MOUSSA Cissé et ainsi que plusieurs acteurs du secteur de l’environnement.
Dans son discours marquant l’ouverture de ladite conférence, la Présidente du ENERGIA a rappelé que le 22 mai dernier, le Mali à l’instar de la communauté internationale a célébré la journée mondiale de la Biodiversité .
Cette initiative mondiale, selon elle promue par les Nations Unies vise à sensibiliser à l’importance de protéger la biodiversité et à promouvoir la coexistence durable parmi toutes les formes de vie sur la planète.
Portée par les Nations Unies, l’édition 2026 a mis l’accent sur le thème « Agir localement pour un impact mondial ». La Présidente a souligné que cette journée a encouragé chaque individu à observer son environnement local et à prendre des mesures concrètes pour protéger les écosystèmes. Raison pour laquelle cette journée d’échanges a été organisée sur la biodiversité et le changement climatique.
Quand on parle de biodiversité, rappelle-t-elle, il s’agit tout simplement de toutes les formes de vie qui nous entourent : les arbres, les oiseaux, les poissons, les insectes, les animaux, mais aussi les plantes que nous utilisons pour nous nourrir ou nous soigner. Aujourd’hui, cette biodiversité est en danger.
《Le changement climatique, la coupe abusive du bois, les feux de brousse et la pollution contribuent à la destruction progressive de notre environnement》, a-t- elle déclaré.
Selon les Nations Unies, avance-t-elle, que près d’un million d’espèces animales et végétales dans le monde sont menacées de disparition. C’est un signal d’alarme pour l’humanité. Ici au Mali, nous constatons déjà les conséquences. Beaucoup de personnes âgées nous disent qu’autrefois les pluies étaient plus régulières, les arbres plus nombreux et les terres plus fertiles. Aujourd’hui, certaines espèces d’arbres et d’animaux deviennent rares, les cours d’eau s’assèchent plus rapidement et les récoltes sont souvent affectées par les aléas climatiques.
Ajoutant que les femmes ont un rôle essentiel à jouer dans cette lutte. Chaque fois qu’une femme plante un arbre, évite le gaspillage de l’eau, sensibilise ses enfants à la protection de la nature ou adopte des pratiques agricoles durables, elle contribue à protéger notre environnement. La protection de la biodiversité n’est pas seulement une affaire des gouvernements ou des experts, d’ou une responsabilité partagée.
《Chacun de nous peut agir à son niveau. Ensemble, protégeons nos arbres, nos terres, nos cours d’eau et notre environnement afin de garantir un avenir meilleur aux générations futures》, a-t-elle précisé.
Elle a souligné qu’on peut dire que la biodiversité est une dette sacrée que nous avons envers la Terre et les générations futures.
《A travers l’organisation de cette conférence , nous disons qu’ il est grand temps de s’engager pour la préservation de l’environnement et celle de notre riche biodiversité》, a-t-elle laissé entendre en concluant qu’il n’y a pas de développement durable sans les femmes.
Alassane Cissé
