INFJ MDD : Les capacités des assesseurs coutumiers et interprètes judiciaires renforcées
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet PROSMED, l’Institut national de formation judiciaire Maître Demba Diallo (INFJ-MDD), en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a organisé du 18 au 20 Mai 2026, la deuxième session de formation destinée aux assesseurs coutumiers et interprètes judiciaires. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le directeur général adjoint de l’INFJ, M. Issiaka Coulibaly, en présence des formatrices, Mme Nana Kadidia Singaré, juge d’instruction en Commune IV, et Mme Haidara Fatoumata Niangado, substitut du procureur en Commune VI.
Cette session vise à renforcer les compétences des acteurs intervenant dans le fonctionnement de la justice, notamment dans les matières où les assesseurs coutumiers et interprètes continuent de jouer un rôle essentiel après les réformes intervenues dans le secteur judiciaire.
Prenant la parole au nom des formateurs, Mme Nana Kadidia Singaré a rappelé les objectifs pédagogiques de cette rencontre. Selon elle, cette formation permettra aux participants de mieux comprendre leur rôle dans le déroulement des procédures judiciaires ainsi que l’organisation de l’appareil judiciaire. « Au sortir de cette formation, vous serez suffisamment outillés pour mieux orienter et conseiller les officiers de justice dans l’exercice de leurs missions », a-t-elle expliqué.
Dans son intervention, le directeur général adjoint de l’INFJ a tout d’abord transmis les excuses du directeur général empêché par d’autres obligations institutionnelles. M. Issiaka Coulibaly a ensuite salué la forte mobilisation des participants venus parfois de régions éloignées, notamment du Nord du pays, malgré les difficultés liées au contexte sécuritaire et aux contraintes de déplacement.
Le responsable de l’INFJ a également rendu un vibrant hommage aux formatrices pour leur disponibilité et leur engagement au service de la formation judiciaire. Il a souligné les nombreuses contraintes auxquelles font face les magistrats dans les juridictions, confrontés à une surcharge de travail et à l’insuffisance des effectifs. « Être formateur demande énormément de sacrifices. Ce sont les formateurs qui donnent toute sa valeur à l’institution », a-t-il déclaré.
M. Coulibaly a insisté sur l’importance du renforcement des capacités dans l’amélioration de la distribution de la justice. Pour lui, il est impossible d’assurer efficacement une mission sans une formation adéquate des acteurs concernés. Il a ainsi réaffirmé la volonté de l’INFJ-MDD de poursuivre les sessions de formation malgré la rareté des ressources financières.
Le directeur général adjoint a enfin salué les efforts du partenariat entre l’INFJ et ses partenaires techniques et financiers, notamment le PNUD à travers le projet PROSMED, qui permet la mise en œuvre de telles initiatives au bénéfice du système judiciaire malien.
Alassane Cissé
