Les 16, 17 et 18 septembre 2025. Le Mémorial Modibo Keïta a abrité les travaux de l’atelier de formation des responsables des organisations membres et membres associés de la FEMAPH.
Financée par la coopération Italienne à travers UNFPA, la cérémonie d’ouverture de la session était organisée par la FEMAPH en partenariat avec l’ONG ASDAP, partenaire de mise en œuvre du projet RAESS. C’était sous la présidence de M. Hadji BARRY, Président de la FEMAPH et du représentant de l’ONG ASDAP, M. Stanislas Dakouo, Chargé de la formation, le developpement et leadership. ; ainsi que les participants.
Créée en 1982, la Fédération Malienne des Associations de Personnes Handicapées (FEMAPH) est une organisation de la société civile. Elle est composée d’associations de personnes handicapées, qui constituent un groupe particulièrement vulnérable, dû à l’insuffisance notoire de la prise en compte de la spécificité du handicap dans les projets et programmes de développement.
Au Mali, la situation des PH est surtout marquée par d’importantes inégalités socioéconomiques par rapport au reste de la population.
Selon le rapport de l’OIT, le taux de chômage des personnes vivant avec handicap atteint 85% dans certains pays d’Afrique, selon l’UNESCO, 90% des enfants handicapés ne sont pas soclarisés. 30% des enfants des rues sont des enfants handicapés, souligne l’UNICEF.
En effet, dans le souci de réduire cette vulnérabilité et de promouvoir les droits des personnes handicapées, la FEMAPH, ses partonaires (Hl et Sight Savers) et le Réseau multi acteurs de la société pour la protection sociale, se sont mobilisés auprès du ministère en charge des personnes handicapées pour la promulgation de la Loi 2013-07 du 22 juin 2018 relative aux droits des personnes vivant avec un handicap et la signature do to Decret 2021-0662 PT/RM du 23 Septembre 2021.
Dans son discours introductif, le Président de la FEMAPH M. Hadji Barry a rappelé que l’objectif recherché est d’outiller leurs membres sur le plaidoyer et le leadership afin d’aboutir à un changement notoire, dans leur vécu et d’influencer les décideurs pour une meilleure prise en compte de leurs besoins dans les prises de décision.
Selon lui, au niveau décisionnel pour que le slogan : << plus rien pour nous >>, soit une réalité et que dans les espaces de décision : << les besoins des Personnes en Situation de Handicap (PSH) soient prises en compte. Aussi que les personnes handicapées comprennent elles-mêmes qu’elles peuvent être acteurs de leur propre développement et s’impliquer pleinement dans la vie de la nation.
Il a noté que beaucoup a été fait, en mentionnant la présence des personnes en situation de handicap dans le CNT. << Ce qui doit être pérenniser et donner de la valeur à tout ce qui est en train d’être fait, dans ce sens >>, a-t-il déclaré.
Avant d’ajouter que la stigmatisation et la non application des textes restent des defis à relever.
Il a aussi réitéré qu’il y ait plus de PSH au sein des instances de décision afin d’expliquer à qui de droit, ce dont les PVH peuvent avoir besoin, et comment y faire face.
Aux PSH, il leur demande : << de s’impliquer,
A la population de comprendre, aux autorités de pérenniser les acquis et de comprendre que la nation se construit avec tout le monde, y compris les PSH >>.
Dans son discours d’ouverture, le représentant de l’ONG ASDAP, M. Stanislas Dakouo s’est réjoui de la tenue de cet événement salutaire. Selon lui, il s’inscrit en droite ligne de cette volonté de renforcer les capacités de négociation des leaders des OPH, auprès des décideurs. Il a indiqué que l’ONG ASDAP est un partenaire d’exécution du projet RAESS, qui vise l’Intégration, l’équité des PSH au Mali. De son exécution â nos jours, RAESS a contribué à atteindre un certain nombre de résultats.
Il a remercié la coopération italienne qui est à l’origine de ce financement. Il a précisé que dans le cadre de ce partenariat, certaines activités ont été exécutées en lien avec le RAESS, notamment la formation : << des services étatiques, les services de santé et les services scolaires pour la prise en compte des besoins des PSH, dans les différentes structures>> car elles continuent de souffrir des stigmats dans notre société. >>
<< Nous devons tous travailler pour enlever ses barrières et arriver à l’équité, à une intégration totale des PSH dans notre société car elles font partie de nous et une société juste est une société qui intègre l’ensemble de ces populations >>, a-t-il conclu.
Aissetou Cissé
