Eradication des mariages d’enfants:
Une rencontre nationale de dialogue politique pour mieux sensibiliser
Dans le cadre de l’éradication des mariages d’enfants, un consortium composé de l’ONG AMSOPT, le Wildaf- Mali et les membres du mouvement dénommé synergie d’action pour une lutte plus efficace contre les mariages d’enfants à travers le projet « Agir pour l’abandon des mariages d’enfants (AAME) a organisé une rencontre nationale de dialogue politique, le vendredi 25 Avril 2025 au mémorial Modibo Keita
Ainsi, les différents instruments internationaux et nationaux tels que la convention internationale des Droits de l’enfant, la charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et le célèbre protocole de Maputo ont laissé entendre que la problématique de la protection de l’enfant et de la jeune fille reste au cœur du développement et des préoccupations internationales.
Précisément au Mali, la protection de la jeune fille est inscrite dans un corpus juridique éparse à l’instar du code de l’enfant, le code de la famille et la loi sur la santé sexuelle. Cependant, ces textes ne semblent pas suffisants pour protéger les filles contre les violations de leur droit, compte tenu d’une part de la persistance de certaines pratiques culturelles néfastes comme le mariage d’enfant et d’autre part de l’ambiguïté de certains textes.
Selon les études menées sur la question, 52 % des filles de moins de 18 ans se retrouvent dans un foyer au Mali. C’est pour toutes ses raisons que les membres du consortium Synergie d’Actions pour une lutte plus efficace contre les Mariages d’Enfants (SAME) ont initié le projet Agir pour l’Abandon des Mariages d’Enfant (AAME). La durée du projet est de deux ans et 6 mois et s’exécute au Togo et au Mali. Au Mali, les zones d’intervention du projet sont les localités de Kayes, Koulikoro et Bamako.
Le but du projet AAME est d’éradiquer les mariages d’enfants et de promouvoir les DSSR des filles. De manière spécifique le projet ambitionne de
bâtir un mouvement fort et inclusif pour les DSSR des filles et l’abandon du mariage des enfants ;
soutenir les processus de plaidoyer local, national et régional en vue de l’adoption et de la mise en œuvre de réforme, de changement des normes sociales et de la mise à échelle de processus qui marchent.
Pour l’atteinte des objectifs, le projet a prévu plusieurs activités dont certaines ont été déroulées à l’instar de la
génération de données probantes , le
renforcement de capacité des acteurs et parties prenantes au projet ,la
création d’un mouvement dénommé « Enfants pas Epouses ,la
formation en plaidoyer et budgétisation ; les
sensibilisations et la mobilisation de l’opinion publique et les plaidoyers à l’endroit du Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille ,du Ministère de la Santé et du Développement social .
, Les actions à mener dans le cadre de ce projet visent à améliorer le cadre juridique et politiques imparfaits, obtenir l’application de ces cadres et à aboutir à la mise à échelle des stratégies qui assurent l’effectivité des DSSR des filles et l’élimination des mariages d’enfant, il est prévu également un ensemble de plaidoyers auxquels doivent mener les membres du mouvement.
Ainsi La présente rencontre a réuni les acteurs de la société civile travaillant sur la thématique, les jeunes formés, les décideurs étatiques (ministère des droits de l’homme, de la promotion de la femme, de l’éducation, de la santé, du plan et de l’économie et des finances) les autorités religieuses et traditionnelles afin d’obtenir à terme l’amélioration des cadres juridiques et politiques en faveur des ME et l’amélioration des budgets alloués pour la promotion des DSSR pour le bien-être des communautés. Les participants sont venus de kayes, Koulikoro et Bamako.
Le chef de programme de l’ONG AMSOPT Ballo dans son discours a fait savoir aux participants que le présent événement consiste à sensibiliser l’opinion public sur les effets néfastes des mariages précoces ou mariages des enfants. « Nous devons réfléchir ensemble pour dégager des pistes de solutions pour y remédier . * a t-il expliqué . A ses dires, il y a eu des concertations au niveau des régions de Kayes et Koulikoro et la présente constitue la phase nationale. Pour sa part, le Dr Aoua Traore au nom de l’ONASR dira que le thème de cette rencontre est évocateur car il parle de mariage précoce et de mortalité neo- natale et infantile. Étaient présents à cette rencontre, les représentants du Ministère de la Promotion de la Femme, de l’enfant et de la Famille, du Ministère de la Santé et des personnes ressources. Les participants ont eu droit aux présentations des
données du rapport de l’étude de base réalisée dans le cadre de ce projet ;
les efforts de l’Etat dans la lutte contre les ME
promouvoir les DSSR.
Au cours de cette rencontre, l’approche participative et interactive a été privilégiée, afin de recueillir les avis de tous les participants
Inde ombotimbe
