La Direction Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (DGESRS) a servi de mardi 28 octobre 2025, à la tenue de la 17ème session de la Commission Nationale d’Établissement des Listes Aptitudes (CNELA).
L’ouverture des cinq jours de travaux de ladite session était présidée par le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Boureima Kansaye, en présence du directeur général de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et ainsi que l’ensemble des membres de la commission.
Dans son discours de bienvenue, le directeur général de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a d’abord rappelé que la première session de la CNELA s’est tenu en septembre 2007, il y a donc 18 ans de cela. De cette session à aujourd’hui, explique-t-il que la CNELA est passée par plusieurs mutations. « Ces mutations ont eu pour effet d’apporter plus d’équité, plus de qualité, plus de fiabilité, plus d’inclusivité dans les critères d’évaluation », a-t-il déclaré. Et d’ajouter que malgré ces mutations, de nombreuses difficultés subsistaient par rapport à l’interprétation et l’application de certains textes. Poursuivant que le ministre avait annoncé dans son discours lors de la 16ème session, à la tenue d’un atelier de finalisation des projets de texte fixant les conditions d’inscription sur les listes d’aptitude de la CNELA.
Il dira que cet atelier, qui s’est tenu du 27 février au ler mars 2024, a vu la participation de l’ensemble des acteurs, les membres de la CNELA, les présidents et vice-présidents des différents Comités Techniques Spécialisés et Comités Spécialisés, les représentants des différents syndicats de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et les personnes ressources. Il a permis d’améliorer significativement la qualité et la lisibilité des critères d’évaluation et d’uniformiser la plupart des critères pour les différents CTS. Nous souhaitons que ces nouveaux textes, qui s’appliquent pour la première fois, soient des instruments facilitant l’évaluation des dossiers de candidature et nous permettant d’avoir des résultats moins contestables. « Les travaux doivent se faire dans la confidentialité, l’impartialité et l’objectivité, tel que prévu par le Code d’Ethique et de Déontologie qui a été adopté », a-t-il souligné. Et d’ajouter que la CNELA ne nomme pas à une fonction. Elle inscrit sur des listes d’aptitudes à des fonctions. La nomination aux différentes fonctions, qui se fait dans un autre processus, est conditionnée, non seulement à l’inscription sur une liste d’aptitude (par le CAMES ou la CNELA), mais aussi à la disponibilité de place dans la fonction de nomination (soit par vacance de poste, soit par création de poste).
Dans son discours marquant l’ouverture des travaux de la session, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dira que la cérémonie qui leur réunit porte une particularité symbolique, mais hautement significative. Selon lui, elle consacre la tenue de la 17ère Session ordinaire unifiée du corps des Enseignants-Chercheurs. Il a expliqué que cet ajustement raisonnable a été possible grâce à l’atelier de relecture des textes de la CNELA, à l’issue duquel les nouveaux textes qui unifient, pour les enseignants-chercheurs et les chercheurs, les conditions d’inscription sur les listes d’aptitude, ont été signés. Il a souligné que de trois-cent-quatre-vingt-quinze (395) dossiers, dont 345 réguliers et 50 en réexamen au cours de cette session, et seront évalués pour l’inscription dans les huit (08) fonctions statutaires, à savoir : Professeur, Directeur de Recherche, Maître de Conférences, Maître de Recherche, Maître-Assistant, Chargé de Recherche, Assistant, Attaché de Recherche. Il a instruit aux membres de la commission de veiller à ce que l’examen des dossiers se tienne strictement des principes dans le respect de la rigueur académique, de de l’équité et et surtout de l’impartialité.
» C’est seulement à ce prix que les résultats de ce processus permettront de satisfaire aux exigences de qualité requises, dans l’objectif de conférer à notre voie nationale toute sa crédibilité et sa notoriété aux niveaux national et international », a-t-il laissé entendre. Conscient des enjeux de l’évolution de la science, a-t-il rappelé que le gouvernement est pleinement engagé à soutenir la recherche et l’enseignement supérieur, en considérant leur sous-secteur comme un levier stratégique du développement économique, social et environnemental.
Alassane Cissé
