Le jeune griot contemporain Djeli Madani Diabaté récompensé pour son patriotisme et son attachement aux valeurs du griotisme << Djeli Ya >>. Ladite cérémonie de récompense initiée par le Réseau des Femmes d’Afrique (REFA) a eu lieu ce vendredi 17 Octobre dernier au Centre International de Conférence de Bamako CICB.
Pour la circonstance, le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle Oumou Sall SecK, la représentante du CNT de petites tailles Kadidiatou Barry, l’honorable Aichata Cissé dit Chato non moins Présidente du réseau des Femmes parlementaires d’Afrique, entre autre personnalités Féministes.
Placée sous le thème << Quand la culture inspire le leadership et l’entrepreneuriat féminin>>, notons qu’au cours de la cérémonie de récompense, une panoplie de personnalités ( trentaine) ont été récompensés par mérite dont l’ambassadeur de la jeunesse Malienne qui n’est autre que Djeli Madani Diabaté.
Selon Djeli Madani Diabaté : « Cette trophée est une reconnaissance, mais surtout un encouragement à continuer à fédérer autour de la voix de nos anciens », a-t-il souligné.
Et de poursuivre : «
Au-delà du trophée, l’événement rappelle l’importance des griots comme gardiens de l’histoire orale. Dans un monde où écriture et technologies dominent, les griots restent les mémoires vivantes des communautés, transmettant valeurs, récits, proverbes et langues locales », a-t-il rappelé.
Signalons qu’au paravent, Djeli Madani a dirigé une délégation de jeunes griots pour rencontrer le réseau RECOTRADE (réseau des communicateurs traditionnels pour le développement en Afrique de l’Ouest) afin de défendre la cause du griotisme (Djeliya) au Mali. Donc, c’est quelqu’un engagé dans la promotion, la structuration, et la valorisation des griots au Mali, en particulier des jeunes griots.
Pour rappel, le concept de djéli / djéli (ou “griot” en français) fait partie de la caste des Nyamakala / Nàmàkala au Mali. C’est une caste spécialisée, héréditaire, dont la fonction principale est la mémoire orale, la transmission de l’histoire, la généalogie, la poésie, la musique et la médiation sociale. S’y ajoutent, des enseignements de la parole, des chansons, généalogies, cérémonies…
Le djéli est souvent présent dans les cérémonies (mariages, baptêmes, funérailles), mais aussi dans des fonctions plus larges : donner des louanges, raconter l’Histoire, rappeler les valeurs, servir de médiateur au sein de la société Malienne.
Hari Moussa MAÏGA
