Célébration de 8 Mars : les Femmes Travailleuses de la CSTM œuvrent pour l’Autonomisation des Femmes du Secteur informel
À l’occasion de la célébration internationale de 8 mars, le Comité national des Femmes Travailleuses de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM) a organisé, ce dimanche 8 mars 2026, une conférence débat à son siège, sur le Thème mondial 2026: ‹‹ Droits – Justice – Actions pour toutes les femmes et les filles›› et le thème national : ‹‹L’autonomisation des femmes du secteur informel: Quelles Perspectives pour leur Développement socio-économique dans un contexte de crises sécuritaire et Climatique au Mali››
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le secrétaire Général de la CSTM, Hamadoun Amion Guindo en présence du Selon les propos tenus par M. Papa Sadio Traoré, de la Fédération Nationale du Pétrole du Commerce des Assurances et des Banques (FENPECAB, de la coordinatrice de l’activité de 8 mars, Dr Sitan Diakité du bureau national du département coopération comité des femmes, de la secrétaire administrative du comité des femmes de la CSTM, Mme Djenebou Koné et de nombreux invités
À l’ouverture de travaux, le secrétaire général de la CSTM, M. Guindo a rappelé que ces échanges contribueront à l’événement de 8 mars, une journée internationale. À partir du bilan voir l’engagement des meilleures conditions de vie de travail de la femme malienne, ce choix s’inspire de la thématique internationale et aussi nationale qui portent de l’égalité de leur droits. Agir ensemble est une justice sociale qui concourt à l’amélioration et à la protection des droits des femmes et des jeunes filles. La situation de la couche féminine reste marquer par la précarité et la discrimination liées d’une part à leur statut social et de l’autre aux phénomènes du monde moderne. Les efforts sont salutaires certes mais beaucoup défis restent à faire. Pour lui, un cadre de sensibilisation de ce genre pour orienter davantage les femmes, leur indépendance psychologique et économique est l’une des stratégies que les organisations syndicales, comme la nôtre, préconise afin de garantir l’égalité des droits. Le développement inclusif durable pour un monde est la paix et la cohésion sociale , a-t-il conclu
Selon les propos tenus par M. Papa Sadio Traoré, de la Fédération Nationale du Pétrole du Commerce des Assurances et des Banques (FENPECAB), l’autonomisation des femmes du secteur informel constitue un enjeu majeur pour le développement économique et social du Mali. Malgré les nombreux défis auxquels elles font face, les femmes restent des actrices clés de la résilience économique et de la lutte contre la pauvreté. Investir dans leur autonomisation signifie: Renforcer l’économie nationale, Promouvoir l’égalité de genre, Favoriser un développement durable et inclusif, a-t-il souligné
Selon la coordinatrice de l’activité de 8 mars, Dr Sitan Diakité du bureau national du département coopération comité des femmes. Mali, les femmes jouent un rôle essentiel dans l’économie, notamment dans le secteur informel. Elles sont très actives dans des domaines tels que le commerce, la transformation alimentaire, l’agriculture et les services. Toutefois, malgré leur contribution importante au développement économique et social, elles restent confrontées à de nombreux obstacles qui limitent leur autonomisation économique. Selon le BIT « Le secteur informel est caractérisé par les activités économiques qui se réalisent en marge de la législation pénale, sociale, fiscale et échappe à la comptabilité nationale ». La deuxième définition est formulée comme suit: << le secteur informel est l’ensemble des activités qui échappent à la politique économique et sociale et donc à toute régulation de l’État >». Le secteur informel constitue une composante majeure de l’économie Malienne, représentant environ 55% du produit intérieur brut (PIB) et une part importante de l’emploi, a-t-elle expliqué
Pour la secrétaire administrative du comité des Travailleuses du Mali, Mme Djenebou Koné, aujourd’hui elles décident d’organiser cette journée internationale à travers la conférence débat, pour commémorer les femmes qui sont dans l’informel, de leur montrer à tel point elles doivent être honorées, 86 % des femmes sont dans l’informel. Pour elle, l’autonomisation des femmes repose sur cinq piliers: la conscience des femmes de leur propre valeur; leur droit à formuler et faire des choix; leur droit d’accès aux chances et aux ressources; leur droit de disposer du pouvoir de contrôler leur propre vie, tant au sein qu’en dehors du foyer; et leur capacité à influencer la direction du changement social de manière à créer un ordre économique et social plus juste, tant à l’échelle nationale ‘internationale. Ainsi, réfléchir à l’autonomisation des femmes dans ce secteur est essentiel pour réduire la pauvreté et promouvoir un développement inclusif, a-t-elle conclu
Saouti Cissé
