Campagne de reboisement 2025-2026 de l’ARCV : 70 arbres plantés aux logements sociaux de N’Tabacoro
L’Association pour la Reconstitution du Couvert Végétal (ARCV) a mené une opération de reboisement sur la grande voie des logements sociaux de N’Tabacoro, en présence des autorités forestières et des membres de la société civile.
Dans sa dynamique de lutte contre la déforestation et le réchauffement climatique, l’Association pour la Reconstitution du Couvert Végétal l’ARCV a procédé, ce samedi 2 août 2025, à la plantation de 70 pieds d’arbres, accompagnés de 70 grillages de protection, sur la principale artère des logements sociaux de N’Tabacoro.
L’activité s’est déroulée sous la présidence du lieutenant des Eaux et Forêts, Lassina Singaré, chef de poste des Eaux et Forêts de la commune 6, et en présence de Mme N’Diaye Mariam Sangaré, présidente de l’ARCV, ainsi que de nombreux membres de l’association.

Depuis sa création en 2023, l’ARCV a déjà planté plus de 3 000 arbres à Bamako et dans plusieurs localités du pays. À N’Tabacoro, cette nouvelle opération marque le lancement de ses activités 2025.
« Nous plantons les arbres, mais notre force, c’est l’entretien », a insisté Mme N’Diaye. « Nous sensibilisons les riverains à prendre soin des arbres plantés devant leurs domiciles. C’est ce qui nous permet d’avoir un taux de réussite de plus de 98 %. »
Dans le prolongement de cette campagne, l’ARCV prévoit de se rendre à Kalana (cercle de Yanfolila) à la mi-août, pour reboiser un hectare dans la forêt classée de la localité et y installer une pépinière.
« Tous les arbres plantés sont achetés sur nos fonds propres. Nous sollicitons désormais l’appui de l’État et des partenaires techniques et financiers pour atteindre nos objectifs », a plaidé la présidente de l’AGRV, estimant qu’« il vaut mieux planter 10 arbres et les entretenir que d’en planter 1 000 pour les voir mourir ».
Un engagement salué par les autorités forestières
Lassina Singaré, chef de poste des Eaux et Forêts de la commune 6, a salué l’initiative et exprimé toute sa reconnaissance à l’association pour son engagement en faveur de la protection de l’environnement.
« Celui qui plante un arbre n’a pas vécu inutilement », a-t-il rappelé, avant de souligner les multiples fonctions de l’arbre : écologiques (photosynthèse, purification de l’air, régulation des eaux souterraines), sociales (pharmacopée, fruits), culturelles (bois sacré, rites traditionnels), et esthétiques (embellissement des villes).
Il a aussi alerté sur les conséquences du changement climatique, qualifiant l’homme de « principal destructeur du vivant », tout en appelant la population à planter, mais aussi à protéger les arbres existants. « Sans arbres, il n’y a pas d’eau. Et sans eau, il n’y a pas de vie », a-t-il conclu.
Moussa Ibrahim
