Selon la politique nationale d’assainissement, 2019, environ, 5 000 m3/jour de déchets sont
générés par jour au plan national dont 3 000 m3 pour la seule ville de Bamako. Nous avons tout
d’abord accueilli avec joie et ferveur la naissance de la Brigade d’Assainissement de la ville de
Bamako (BABA), avant d’assister impuissamment à sa mort silencieuse, c’était le cas du « Gillet vert », pareil pour « OZONE » et pleins d’autres bonnes initiatives.
Chaque année, les inondations font des victimes énormes dans le district de Bamako tout comme ailleurs au Mali, alors que l’insalubrité constitue une des causes principales de ces inondations. Actuellement, nous constatons la présence des agents de nettoyage de la Direction des Services urbains de Voirie et d’Assainissement (DSUVA) sur des grandes artères de la ville de Bamako, les initiatives précédentes (BABA, Gillet vert, OZONE, …) ont souffert, quelque part, du fait
qu’elles n’avaient pas été mise ne place dans l’esprit de les pérenniser, ce qui a conduit au fait
qu’elles soient mortes alors que les populations de Bamako en avaient le plus besoin. Si les
agents de nettoyage de la DSUVA n’ont pas été recrutés sur un régime permanent, Le Journal
Vert du Mali JVM-MALI et ORBITE-INFO prennent en témoin les populations maliennes et celles de l’AES pour
demander aux autorités de la République du Mali de faire de ceux-ci les premiers agents de
nettoyage fonctionnaires de l’Etat malien.
Quand la volonté politique s’affirme, l’environnement est mieux protégé, des vies humaines sont préservées.
Adama Sambou SISSOKO, Docteur en géographie de l’environnement
Sources : JVM
