Les performances des Associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) se traduisent par une mobilisation d’épargne de 8 590 200 FCFA, répartie entre 4 637 350 FCFA à Mopti et 3 952 850 FCFA à Ségou. Cette information a été révélée par le représentant par intérim du directeur pays de la FAO, Koffy Dominique Kouacou, ce jeudi, dans la salle de conférence de la Direction des finances et du matériel (DFM) du ministère de l’Agriculture, à l’ouverture de l’atelier de capitalisation du projet OSRO/MLI/074/MNC, consacré au renforcement des systèmes alimentaires des ménages à travers la valorisation des champs-écoles agropastoraux en milieu scolaire au centre du Mali, visant à faciliter l’adoption d’une agriculture sensible à la nutrition et à renforcer les connaissances des élèves sur les cultures maraîchères. Présidée par le conseiller technique, M. Amadou Cheick Traoré, représentant le ministre de l’Agriculture, la rencontre a enregistré la présence de plusieurs acteurs du secteur agricole.
Le représentant par intérim du directeur pays de la FAO, dans son allocution, indique que cet atelier marque une étape importante dans la mise en œuvre du projet. Il souligne : « Il nous offre l’opportunité de faire le point sur les résultats obtenus, de partager les expériences acquises, d’identifier les bonnes pratiques et de tirer les principaux enseignements. Il devra également permettre de formuler des recommandations concrètes en vue de consolider les acquis et d’orienter les prochaines interventions. » Il a saisi cette occasion pour exprimer une profonde reconnaissance au gouvernement de la Principauté de Monaco pour la qualité, la constance et la fidélité de son accompagnement.
M. Koffy Dominique Kouacou a indiqué que la mise en œuvre du projet dans les régions de Mopti et de Ségou a permis d’enregistrer des résultats encourageants, notamment dans le développement du maraîchage, de la pisciculture et de l’embouche ovine. Selon lui les communautés bénéficiaires ont été accompagnées à travers les champs-écoles agropastoraux et des formations techniques de proximité, ce qui a contribué au renforcement de leurs capacités productives. Le lien établi entre la production agricole, les établissements scolaires et les cantines a permis de sensibiliser davantage les élèves et les communautés à l’importance d’une alimentation saine, diversifiée et fondée sur les produits locaux.
Dans son allocution, il révèle que l’appui à la mise en place et au suivi des Associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) a permis aux femmes bénéficiaires d’accroître leurs capacités d’épargne, d’accéder à des financements de proximité et de soutenir le développement d’activités économiques. Les performances des AVEC se traduisent par une mobilisation d’épargne de 8 590 200 FCFA, répartie entre 4 637 350 FCFA à Mopti et 3 952 850 FCFA à Ségou. En complément de cette épargne, les mécanismes de solidarité mis en place ont facilité l’octroi de prêts aux membres ainsi que diverses assistances, contribuant au renforcement de l’autonomisation économique des femmes et de la résilience des communautés. Ces acquis sont le résultat d’un effort collectif. Il a salué l’engagement des autorités nationales et locales, des services techniques déconcentrés, des collectivités territoriales, des établissements scolaires, des partenaires de mise en œuvre, des facilitateurs communautaires et, tout particulièrement, des femmes, des jeunes et de l’ensemble des bénéficiaires.
Selon le représentant par intérim du directeur pays de la FAO, la capitalisation ne se limite pas à la présentation des résultats obtenus. Elle nous invite également à porter un regard objectif sur les difficultés rencontrées, les solutions apportées et les améliorations nécessaires pour renforcer l’efficacité et la durabilité des interventions. Au cours de cet atelier, il s’agira donc d’identifier les pratiques les plus pertinentes, d’analyser les facteurs ayant favorisé l’appropriation communautaire et de proposer des mesures concrètes pour assurer la pérennité des réalisations. La fin du projet ne doit pas marquer l’arrêt de la dynamique engagée.
Les infrastructures mises en place doivent être entretenues, les mécanismes communautaires consolidés et les compétences acquises durablement valorisées. Les champs écoles agro-pastoraux, les Associations villageoises d’épargne et de crédit ainsi que les activités de production doivent continuer à bénéficier aux communautés. J’invite donc l’ensemble des participants à prendre une part active aux échanges. Vos témoignages, vos expériences et vos recommandations seront essentiels pour enrichir la réflexion collective et préparer les prochaines étapes.
À l’issue des travaux, les participants ont salué la pertinence de cette initiative qui place la nutrition au cœur du système agricole et éducatif. Un engagement fort a été pris pour pérenniser les acquis de cet atelier et œuvrer à une meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle au Mali.
Itra Nabi
