Il s’agissait de la mise en place du nouveau bureau syndical (SYNATIS), affilié à la CSTM, pour défendre les intérêts des travailleurs intérimaires du PMU Mali, recrutés par SAER au compte du PMU Mali, pour la régularisation, conformément aux dispositions légales (Code du travail du Mali et PV de conciliation). À ce sujet, les travailleurs du Mali et les personnels de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM) se sont affiliés pour la bonne cause de la tenue de cette action. Les travaux de cette rencontre ont eu lieu ce mardi 21 janvier 2025 à CSTM
Selon les propos tenus par M. Papa Sadio Traoré, secrétaire général élu du comité syndical de la banque du développement du Mali BDM sa , membre du comité exécutif de la fédération nationale du pétrole, des assurances, du commerce et de banque qui elle aussi affilié à la confédération syndicale des travailleurs du Mali dont il est membre du comité exécutif également.
« Aujourd’hui, je suis là en tant que représentant du secrétaire général de la CSTM, le camarade Amadoune Amion Guindo ». L’objectif de cette rencontre, il s’agit de mettre en place le syndicat national de travailleurs intérimaires de SAER Mali, qui est un cabinet de placement qui recrute les employés à la disposition des entreprises notamment le cas de PMU Mali. Ces travailleurs viennent de PMU Mali. Leur employeur d’origine c’est vraiment la SAER Mali, le cabinet de placement . La loi les autorise notamment, la loi 92-0-20 portant sur le code du Mali, de se rassembler, de s’associer, de se constituer en syndicat pour défendre uniquement les intérêts économiques sociaux, moraux et matériels des travailleurs. Au delà de cette loi nationale, la constitution aussi prévoit la création des syndicats et les conventions 87 de l’OIT, (l’organisation internationale de travail), relative à la liberté syndicale et la convention 98 relative aux droits d’organisation et la négociation collective autorisent la constitution d’un syndicat et pour les employés et pour les employeurs. C’est pourquoi ils sont venus s’affilier la CSTM, a-t-il adressé
Pour lui, cette mise en place va changer beaucoup de choses, parcequ’on ne peut pas évoluer seul. Dans la lutte syndicale il n’est pas conseillé d’évoluer seul. Il faut toujours évoluer en masse d’où se parrainage de cette affiliation à la CSTM. Ces travailleurs ont des doléances c’est pourquoi, on analyse ensemble ces doléances, on voit les réalités et les textes pour voir ce qui est possible avec l’employeur. La première doléances c’est la régularisation du code de travail. À rappeler que la loi 90-0-20 dit que les intérims ne sont pas faits de façon durable. C’est des postes d’intérim comme son nom l’indique. Quelq’un va en congé de maternité on assure l’intérim c’est des postes de courte durée , mais, aujourd’hui nous constatons que les intérims, plus ça dure, c’est dur pour les travailleurs, a-t-il expliqué
Pour finir, il dira qu’on a prodigué les conseils, de tenir compte des réalité des entreprises, de s’inscrire dans le syndicalisme de développement, de revendiquer et défendre les droits des travailleurs tout en protégeant l’entreprise qui est PMU Mali voire les contextes de PMU Mali et l’analyse de l’existant. Comment les critères de recrutement se passent aujourd’hui au PMU Mali? les intérimaires ont été régularisés. C’est pas la première fois donc, dans quel critère? ça fait l’objet d’un PV de conciliation au delà du code de travail qui dit de régulariser les intérimaires. Maintenant à l’interne quels sont les critères? C’est généralement l’ancienneté ou les compétences ou les diplômes. Si PMU Mali se focalise sur l’ancienneté, il en soit ainsi que celà soit respecté. Donc, être membre d’un comité syndical, ça demande de l’humilité de l’exemplarité, de respect des textes, de l’éthique, de la morale, et de la déontologie, a-t-il conclu
Saouti Cissé
