Banque Africaine de Développement : 8 agents de l’administration publique du Mali outillés en gestion des finances publiques et politique macro-économique pour l’Afrique
La Banque Africaine de Développement (BAD)a organisé une cérémonie de remise des diplômes et certificats aux agents de l’administration publique. C’était, jeudi 5 novembre 2026 à l’hôtel Radisson collection. Cette cérémonie était présidée par le responsable pays du bureau de la BAD Cédric Mbeng Mezui, en présence de certains responsables du ministère de l’économie et des finances de Banque ainsi de nombreux invités.
Il convient de signaler que cette cérémonie de remise des diplômes était destiné à la 2ème promotion du programme gestion des finances publiques pour l’Afrique (PFMA) et de la première promotion du programme gestion des politiques macro-économique pour l’Afrique (MEMA). La formation s’est déroulée sur 18 mois. Il faut préciser que la première promotion du programme comptait 145 agents publics nommés par 45 pays, et parmis les participants à ce programme, 51 étaient issus de 26 pays qui ont suivi la formation avec succès et ont obtenu leur diplômes. Dans ce lot 4 participants du Mali y étaient présents. La deuxième promotion du programme PFMA a réuni 500 agents publics également nommés par 49 pays parmi eux, 364 participants ont suivi avec succès ce programme dont 4 agents de l’administration publique du Mali.
Le responsable pays du bureau de la BAD a indiqué dans son allocution que cette cérémonie se tient à un moment particulièrement significatif pour le dialogue sur les politiques économiques sur le continent autour d’un thème qui en dit long « Mobiliser les ressources à grande échelle pour le financement du développement du Mali dans un monde fragmenté ». Selon Cédric Mbeng Mezui, le Mali se trouve à un tournant décisif de sa trajectoire de développement. Il a souligné que c’est à travers le continent, les gouvernements doivent composer avec une marge de manœuvre budgétaire limitée, une pression accrue liée au service de la dette, des incertitudes géopolitiques, des perturbations et des échanges commerciaux, des chocs climatiques et environnementaux, ainsi que des attentes sociales croissantes. Il précisera que parallèlement au dynamisme démographique de l’Afrique, l’expansion de ses marchés, l’abondance de ses ressources naturelles et le développement de son capital humain offrent des opportunités inédites de transformation économique. Pour lui, le défi majeur qui se présente au africains consiste à transformer ces opportunités en une croissance durable, génératrice d’emplois, renforçant la résilience et favorisant une prospérité partagée. À ce propos, il a ajouté que pour atteindre cet objectif, il faut des institutions plus solides, une gestion saine des finances publiques et de la macro-économie, des politiques fondées sur des données probantes. Cela exige a-t-il précisé, des agents publics hautement qualifiés, capables de transformer des défis politiques complexes en solutions concrètes. « Les diplômes aujourd’hui s’inscrivent dans cette réponse stratégique. Aujourd’hui marque la fin d’un parcours, mais, plus important encore, le début d’un nouveau chapitre », a précisé le responsable pays du bureau de la BAD. Et de Cédric Mbeng Mezui d’encourager les récipiendaires à devenir des ambassadeurs de l’excellence et à poursuivre leur apprentissage, à remettre en question les idées reçues et à promouvoir des politiques fondées sur des données probantes afin d’accompagner la prochaine génération d’agents publics à exercer vos responsabilités avec intégrité.
Seydina Oumar Minta, chef de département à l’Institut National de la Statistique (INST) et représentant des récipiendaires a confié aux micros des médias que cette formation est une valorisation du capital humain. Pour lui, les agents qui ont bénéficié de cette formation pendant 18 mois sont appelés à mettre tout ce qu’ils ont appris au service de la nation ce qui est l’objectif visé par la BAD. Il a rappelé que cette formation était axée sur les tâches qu’ils exercent au quotidien. Il a saisi l’occasion pour demander à la BAD à pérenniser ces séances de formation qui aidera beaucoup les cadres de l’administration publique.
Aliou Badra DOUMBIA
