Après six mois de renforcement des capacités, le Women and Girls Empowerment Program (WGEP), porté par l’association Chaque Enfant Compte Mali avec l’appui de Plan International Mali, a officiellement pris fin le vendredi 23 octobre 2026 à Niamakoro, pres des Halles de Bamako. À travers des formations, des initiatives communautaires et des campagnes numériques, le programme entend renforcer le leadership féminin, l’autonomie économique des femmes et la participation des jeunes filles au développement de leurs communautés.
Le pari du renforcement des capacités des femmes et des jeunes filles se poursuit au Mali. Lancé le 3 juillet 2026 au Palais des Pionniers de Bamako, le Women and Girls Empowerment Program (WGEP) a achevé son cycle de formation avec des acquis jugés encourageants par les organisateurs et les bénéficiaires. Mis en œuvre par l’association Chaque Enfant Compte Mali, avec le soutien de Plan International Mali dans le cadre du Youth Challenge Fund 4 (YCF4), le programme a notamment porté sur le leadership, l’entrepreneuriat féminin, le développement personnel, le plaidoyer et la gouvernance associative.
Destinée à dix femmes et jeunes filles ainsi qu’à cinq associations féminines, cette initiative visait à doter les participantes de compétences pratiques pour mieux conduire leurs projets, renforcer leurs organisations et s’impliquer davantage dans la vie communautaire.
Au-delà des connaissances acquises en formation, les bénéficiaires soulignent les changements intervenus dans leur parcours personnel et professionnel.
Aïchata Touré, bénéficiaire du programme, affirme avoir beaucoup appris sur l’entrepreneuriat féminin, la gestion de projet, le plaidoyer et le leadership communautaire. Elle estime que cette expérience lui a permis d’élargir ses connaissances et de saisir de nouvelles possibilités d’apprentissage, notamment grâce à une autre expérience de projet impliquant l’ambassade du Canada au Mali.
Pour sa part, M’Barka Abdallah met l’accent sur la transmission des acquis. Grâce au WGEP, explique-t-elle, les participantes ont créé des clubs de discussion avec d’autres jeunes afin de partager les connaissances reçues pendant les formations.
Ces espaces d’échange permettent notamment d’aborder le développement personnel, le leadership féminin, le plaidoyer et l’entrepreneuriat. Les bénéficiaires entendent ainsi faire profiter d’autres jeunes filles de leur communauté des compétences acquises.
Son message à l’endroit de la jeunesse féminine est sans équivoque : les jeunes filles doivent croire en elles-mêmes, poursuivre leurs ambitions et continuer à se former pour devenir la meilleure version d’elles-mêmes.
Sanata Dembélé, également bénéficiaire, estime qu’un pas important a déjà été franchi dans la promotion de l’éducation des filles. Selon elle, les efforts doivent désormais permettre aux jeunes filles de mieux connaître leurs droits, de développer leurs capacités et de croire davantage en leur potentiel.
Elle salue l’accompagnement de Plan International Mali et de Chaque Enfant Compte Mali, qui ont investi dans les compétences des participantes et contribué à renforcer leur confiance en elles. Pour elle, cet investissement constitue un encouragement à poursuivre les efforts et à transformer les connaissances acquises en actions concrètes.
Ces témoignages illustrent l’importance des programmes d’accompagnement qui offrent aux femmes et aux jeunes filles des outils pour prendre des initiatives, défendre leurs intérêts et participer activement au développement local.
À la clôture du programme, la coordinatrice du WGEP, Massaran Diallo, a présenté le bilan des activités réalisées et exprimé sa satisfaction quant à l’engagement des participantes.
Elle a indiqué que les objectifs de formation avaient été atteints, avec 100 % des jeunes filles ciblées formées et 100 % des associations bénéficiaires également formées, selon les données communiquées lors de la cérémonie.
La coordinatrice a également mis en avant la création de clubs de discussion destinés à restituer les connaissances acquises et à les partager avec d’autres jeunes. À ces initiatives se sont ajoutées des campagnes numériques de sensibilisation contre les violences basées sur le genre et en faveur de l’information des communautés.
Selon Massaran Diallo, les différentes plateformes numériques mobilisées dans le cadre du projet ont permis de toucher environ 178 000 personnes. Une portée qui témoigne, selon elle, de l’intérêt des campagnes digitales pour amplifier les messages de sensibilisation et favoriser leur diffusion au-delà des participantes directes.
La cérémonie a également été marquée par des témoignages de reconnaissance envers les facilitateurs et facilitatrices qui ont contribué à la mise en œuvre des activités.
Si la clôture du WGEP marque la fin d’un cycle de formation, elle ouvre surtout une nouvelle étape pour les bénéficiaires. Le défi consiste désormais à appliquer les connaissances acquises, à consolider les clubs de discussion et à poursuivre les initiatives au sein des communautés.
Pour les cinq associations féminines accompagnées, l’enjeu est notamment de renforcer leur fonctionnement, d’améliorer la gestion de leurs activités et de développer leur capacité à mobiliser leurs membres autour d’objectifs communs.
À travers le WGEP, Chaque Enfant Compte Mali et Plan International Mali réaffirment l’importance d’investir dans les compétences des femmes et des jeunes filles. L’autonomisation ne se limite pas à l’acquisition de connaissances : elle suppose aussi la confiance en soi, la capacité à prendre des décisions et la possibilité de contribuer pleinement à la vie économique et sociale.
Pour les participantes, la véritable réussite du programme se mesurera donc dans la durée, à travers les projets qu’elles porteront, les autres jeunes filles qu’elles accompagneront et les changements qu’elles réussiront à impulser dans leurs communautés.
Aissetou Cissé
