Depuis toujours, on dit aux jeunes filles : « sois belle ». Et aux jeunes garçons : « sois brave ».
Les jeunes filles veulent être belles. Belles pour plaire, belles pour exister, belles pour être vues. On leur a appris que leur valeur se mesure dans le miroir, dans le regard des autres, dans un compliment sur leur tenue, leur coiffure, leur corps.
Les jeunes garçons, eux, veulent être braves. Braves pour s’affirmer, braves pour ne pas pleurer, braves pour protéger. On leur a appris que leur valeur se mesure dans leur force, dans leur courage, dans leur capacité à ne jamais montrer leur faiblesse.
Alors elles passent des heures à se maquiller, à se coiffer, à se comparer.
Alors ils passent des heures à se muscler, à se battre, à cacher leurs émotions.
Mais qui a décidé que la beauté était l’affaire des filles et la bravoure celle des garçons ?
Et si on apprenait aussi aux jeunes filles à être braves ? Braves pour dire non, braves pour prendre la parole, braves pour choisir leur propre vie.
Et si on apprenait aussi aux jeunes garçons à être beaux ? Beaux dans leur sensibilité, beaux dans leur gentillesse, beaux quand ils osent être eux-mêmes, sans armure.
Une fille n’a pas besoin d’être seulement belle pour compter.
Un garçon n’a pas besoin d’être seulement brave pour exister.
La vraie révolution, c’est quand une jeune fille pourra être brave sans qu’on la traite de dure, et qu’un jeune garçon pourra vouloir être beau sans qu’on se moque de lui.
