Le ministère de refondation de l’État, chargé des relations avec les institutions à travers le secrétariat permanent de la stratégie nationale de lutte contre la corruption en collaboration avec l’Université de Kourunkafuga de Bamako(UKB), a organisé une session d’information et de sensibilisation sur les conséquences de la corruption dans la société.
C’était, mardi 29 septembre 2026 sur la colline du savoir à la Faculté des Sciences Administrative et Politique(FSAP). Cette importante rencontre avec les étudiants était présidée par le secrétaire permanent Dr Aboubacar Tiécoura Konaté, en présence du doyen de la faculté Cheikh Hamala Touré, du conférencier l’universitaire et recteur de la faculté Pr Idrissa Soïba Traoré et de nombreux invités.
De nos jours lutter contre la corruption doit être le cheval de bataille de tout les États. Car la corruption est un phénomène qui a plusieurs inconvénients. C’est un couteau à double tranchant. D’abord elle freine le développement du pays dans plusieurs domaines tout en fragilisant son économie. Le phénomène de la corruption fait disparaitre la confiance dans les institutions. Lutter contre la corruption est une action pour restaurer et préserver la confiance entre les citoyens et les institutions dans la société. Il faut retenir que les pratiques corruptibles peuvent des privilèges induits et favorisent ceux disposant des ressources financières. Encore la corruption est un facteur d’inégalité et peut contribuer à marginaliser mes citoyens qui refusent ou qui ne sont pas à mesure à recourir à de telles pratiques. Lutter contre ce phénomène est une obligation sur tous pays en 21ème siècle.
Dans son discours marquant l’ouverture des travaux, le secrétaire permanent a d’abord adressé un message de remerciement aux responsables de la FSAP saluant leur disponibilité et leur engagement en faveur de cette initiative. Selon Dr Aboubacar Tiécoura Konaté, le choix de comme cadre de cette activité est particulièrement pertinent. Pour lui, l’Université n’est pas seulement un lieu de transmission de connaissances, c’est aussi un espace de formation des citoyens, dr réflexion critique et de construction des valeurs nécessaires à la vie en société. Il a précisé que la corruption constitue un phénomène qui dépasse largement la question de détournement ou de l’appropriation induit des ressources publiques. Lorsqu’elle s’installe dans la pratique administrative, économiques, politique ou sociale. Elle touche les fondements de la société et atteint à la confiance, à l’égalité entre citoyens, à l’efficacité des institutions et la qualité des services publics. La corruption peut prendre plusieurs formes, à ce propos, il dira que la sollicitation ou l’acceptation d’avantage induit peuvent aboutir à d’autres pratiques. Au détournement des ressources, au favoritisme au trafic d’influence et conflit d’intérêts ou autres pratiques contraires aux principes d’égalité. « Conscient de ces enjeux, gouvernement du Mali a adopté la stratégie nationale de lutte contre la corruption et son plan d’action 2023-2027 et la musique en œuvre physique efficace de cette stratégie nécessite l’implication des institutions publiques mais également une forte mobilisation des citoyens et des leaders communautaire. C’est dans cette perspective que le ministère de la refondation de l’État à travers le secrétariat permanent de la stratégie nationale de lutte contre la corruption organisent des sessions d’information et de sensibilisation sur les conséquences dans la société », a-t-il déclaré. Et d’ajouter que la corruption porte atteinte à l’intérêt général.
Le doyen de la FSAP a salué cette initiative du département de la refondation et du secrétariat permanent de la stratégie nationale de lutte contre la corruption. Cheikh Hamala Touré se dit être fier mais aussi un plaisir pour lui de voir que le Mali a entamé un processus de lutter contre un fléau qui empêche tout développement. Pour lui, le choix porté sur la FSAP n’est pas fortuit car c’est un cadre où l’on apprend les sciences politiques c’est à dire les institutions qui est d’une importance capitale dans la gestion d’une nation donc venir échanger et sensibiliser les futurs cadre chargé de donner au Mali institutions forte est une bonne chose.
Aliou Badra DOUMBIA
