La Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) a tenu, mercredi 5 août à Bamako, la 32ᵉ session ordinaire de son Conseil d’administration. Au cœur des échanges : l’examen des résultats de l’exercice 2025, le bilan du premier semestre 2026, l’adoption du Plan stratégique 2026-2030 et l’accélération de la mise en œuvre du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU).
Les travaux étaient présidés par le président du Conseil d’administration, M. Ould Baby, en présence du directeur général de la CANAM, le Médecin général de brigade Boubacar Dembélé, des administrateurs ainsi que des responsables des principales structures partenaires de la protection sociale.
Dans son discours d’ouverture, le président du Conseil d’administration a rappelé que cette session intervient dans un contexte marqué par la volonté des plus hautes autorités de renforcer durablement la protection sociale au Mali. Il a souligné que les administrateurs étaient appelés à examiner plusieurs dossiers majeurs, notamment les résultats de l’exercice 2025, les états financiers, l’exécution du budget ainsi que le rapport d’activités du premier semestre 2026.
L’un des temps forts de la session a été l’examen et l’adoption du Plan stratégique 2026-2030, présenté comme la feuille de route de la CANAM pour les cinq prochaines années. Selon M. Ould Baby, ce document vise à mobiliser l’ensemble des acteurs autour d’une vision commune, en cohérence avec les orientations du Gouvernement et des partenaires techniques.
Le programme d’activités 2026, première déclinaison opérationnelle de ce plan, s’articule autour de cinq axes stratégiques : l’opérationnalisation du Régime d’assurance maladie universelle et l’extension de la couverture des populations, la mobilisation des financements pour assurer la soutenabilité du RAMU, l’amélioration de la qualité des prestations de santé, la maîtrise des processus délégués et le renforcement de la performance organisationnelle.
Pour traduire ces ambitions en actions concrètes, la CANAM prévoit notamment l’immatriculation de 35 000 assurés du secteur public et de 55 000 assurés du secteur privé, le conventionnement de 50 établissements de santé publics et privés, la poursuite de la construction de son nouveau siège ainsi que le renforcement de la lutte contre la fraude et les abus afin de préserver les ressources du système d’assurance maladie.
Le président du Conseil d’administration a salué les efforts de la Direction générale et de l’ensemble du personnel pour améliorer la qualité des prestations, accélérer la digitalisation des procédures et moderniser les outils de gestion. Il s’est également félicité de la signature des contrats de délégation de gestion avec les Organismes de gestion déléguée. L’intégration de l’Agence nationale d’assistance médicale (ANAM) et de l’Union technique de la mutualité (UTM), aux côtés de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS) et de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), devrait, selon lui, améliorer la gestion des prestations et rapprocher davantage les services des bénéficiaires.
Les administrateurs ont également été invités à se pencher sur la question sensible de l’affiliation à l’Assurance maladie obligatoire (AMO) des retraités n’ayant pas cotisé durant leur vie active, notamment les anciens travailleurs du secteur bancaire. Pour M. Ould Baby, ce dossier exige une réflexion approfondie afin de concilier le respect des dispositions légales avec les impératifs de solidarité, d’équité et de viabilité financière du système.
Moussa I DIALLO
