Fin de la formation des enseignants catholiques : » Malgré leur importance, les nouvelles technologies ne pourront jamais remplacer les éducateurs » dixit Abbé Edmond Dembélé, directeur national de l’enseignement catholique du Mali
Débutée à Samaya le 13 juillet dernier pour une session de formation de deux semaines à l’intention des directeurs, conseillers pédagogiques et enseignants de l’enseignement catholique du Mali sur la didactique des disciplines, l’usage des TIC et de l’IA dans les apprentissages scolaires, la cérémonie de clôture de ladite session s’est déroulée samedi 25 juillet 2026, au centre national de l’enseignement catholique du Mali, sis à Samaya. C’était en présence du Directeur national de l’enseignement catholique du Mali, Abbé Edmond Dembélé, du secrétaire général de la conférence épiscopale du Mali, Abel Kassogué et ainsi des formateurs et participants à cette session.
Dans son discours de clôture, le directeur national de l’enseignement catholique du Mali, Abbé Edmond Dembélé a rappelé que ces deux semaines de formation ont été un partage de connaissances et d’expérience approfondi de réflexion pédagogique et renforcé leur connaissance du Projet Educatif de l’Enseignement catholique ainsi leur engagement commun au service d’une école catholique toujours plus performante, plus inclusive et plus fidèle à sa mission éducative. Il a rassuré que l’école catholique entend pleinement continuer à apporter sa contribution à l’effort national de d’éducation et de formation des jeunes maliens.
《Depuis ses origines en 1889, elle s’est donnée pour vocation de former et d’éduquer des hommes et des femmes équilibrés ainsi que des citoyens responsables, compétents et profondément enracinées dans les valeurs humaines, civiques et spirituelles qui fondent notre société》, a déclaré Abbé Edmond. Ajoutant que cette mission, loin de s’affaiblir, se renouvelle aujourd’hui à la lumière des défis du XXIe siècle. Il a souligné que les échanges qui ont été faits au cours de cette formation leur rappellent avec force que les innovations pédagogiques, les ressources numériques et les outils d’intelligence artificielle constituent désormais des leviers incontournables d’amélioration des pratiques éducatives. Selon lui, leur efficacité dépendra toujours de la qualité du discernement pédagogique de l’enseignant.
《Aussi sophistiquées soient-elles, les technologies ne remplaceront jamais la présence éducative, l’accompagnement personnalisé, l’exigence intellectuelle, l’autorité morale ni le témoignage de vie de l’éducateur》, a-t-il précisé.
Le directeur national de l’enseignement catholique a aussi expliqué la véritable réussite de cette session ne sera pas mesurée uniquement à la qualité des communications qu’ils ont suivies ni à la richesse des débats qui les ont accompagnées. Elle se mesurera surtout à leur capacité collective à transformer les acquis de cette formation en pratiques pédagogiques concrètes, innovantes et durables dans chacune de leurs écoles. Il a invité les enseignants à devenir des ambassadeurs de cette dynamique de rénovation pédagogique.
《Notre ambition est de bâtir des écoles où l’excellence académique s’allie à la formation morale, où la maîtrise des technologies se conjugue avec la sagesse, où l’innovation demeure toujours au service de la dignité humaine》a-t-il rappelé. Il a remercié le directeur national de l’enseignement fondamental, au secrétaire général de la conférence épiscopale du Mali, à leurs partenaires, la Conférence Episcopale Italienne, dont l’appui financier a permis l’organisation de cette formation.
Abbé Edmond Dembélé a conclut son discours tout en souhaitant que cette formation puisse marquer une étape décisive dans la modernisation de leurs pratiques pédagogiques et dans le renforcement de la qualité de l’enseignement catholique au Mali, afin que celui-ci continue d’apporter une contribution significative au développement du pays et à l’éducation de sa jeunesse.
Alassane Cissé
