JCAR DISTINGUE Mme OUMOU SALL SECK, MINISTRE de l’EMPLOI : « L’ENTREPRENEURIAT COMME LEVIER DE SOUVERAINETÉ ET DE DIGNITÉ »
JCAR DISTINGUE MADAME OUMOU SALL SECK, MINISTRE de l’EMPLOI :
« L’ENTREPRENEURIAT COMME LEVIER DE SOUVERAINETÉ ET DE DIGNITÉ »
Bamako, 10 juillet 2026 – Sous une atmosphère à la fois solennelle et chaleureuse ce vendredi après-midi au département de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle. Le Journalisme Citoyen Action pour la République, JCAR a décerné un tableau d’honneur de » Reconnaissance » à Madame Oumou Sall Seck, Ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle. Cette cérémonie de remise a été faite par son président, Abdramane Alassane Maiga, accompagné d’une forte délégation.
Une reconnaissance décernée pour « l’engagement constant en faveur de l’emploi des jeunes, de l’autonomisation des femmes et de la refondation économique du Mali » a souligné le président de JCAR.
Devant un parterre de personnalités composé de membres de son cabinet, des représentants des services déconcentrés et des acteurs de médias, le président de JCAR, ABDRAMANE ALASSANE MAIGA, a salué une « ministre de terrain, dont les décisions se traduisent en opportunités concrètes ». Un hommage citoyen à l’action publique.
Créée le 15 juin 2015, JCAR se définit comme un collectif de journalistes et d’acteurs engagés pour la transparence, la redevabilité et la participation citoyenne. Chaque année, l’organisation distingue des personnalités dont le parcours illustre, selon elle, « les valeurs de la République : travail, mérite, intégrité, loyauté et service ». Pour cette édition, le choix s’est porté sur Madame Oumou Sall Seck, Ministre de l’Entrepreneuriat National, l’Emploi et de la Formation professionnelle.
Dans son allocution d’ouverture, le président de JCAR a justifié ce choix par trois raisons.
« La première, c’est la cohérence. Depuis sa prise de fonction, Madame la Ministre porte un portefeuille difficile, à la croisée de trois urgences nationales : créer des entreprises, créer des emplois, et former pour l’employabilité. La deuxième, c’est la méthode. Nous avons observé une volonté de rapprocher l’administration des réalités du terrain, des marchés, des incubateurs, des centres de formation. La troisième, c’est le symbole. En tant que femme à la tête d’un département stratégique, elle incarne une génération de dirigeantes qui refuse que l’entrepreneuriat reste un privilège », a déclaré Abdramane Maiga. Cette cérémonie s’inscrit dans cette dynamique de reconnaissance du mérite, de l’engagement et du travail bien accompli.
Le président de JCAR, Abdramane Alassane Maiga, a souligné, « Aujourd’hui, JCAR, Journalisme Citoyen Action pour la République, a choisi d’honorer une femme dont la modestie n’a d’égale que l’excellence dans le travail, une personnalité qui, par son engagement constant, œuvre avec détermination pour la promotion de l’entrepreneuriat, de l’emploi et du développement des compétences de la jeunesse malienne. Les résultats enregistrés par votre département parlent d’eux-mêmes et témoignent de la vision, du leadership et de l’engagement qui caractérisent votre action à la tête du ministère ».
« Au cours des cinq années de la Transition, sous le leadership de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, le ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, sous la conduite de Madame Oumou Sall SECK, a enregistré des résultats significatifs dans la mise en œuvre de la politique nationale de promotion de l’emploi, de l’entrepreneuriat et de la formation professionnelle. La création de plus de 304 000 emplois, tout en assurant la formation de plus de 86 000 jeunes à l’entrepreneuriat, le financement de près de 10 000 plans d’affaires et kits d’insertion, permettant à des milliers de jeunes d’accéder à l’auto-emploi et de développer des activités génératrices de revenus » illustrent à suffisance les résultats enregistrés a soutenu le président de JCAR, Abdramane Alassane Maiga.
La distinction, remise sous forme de Tableau d’honneur, une Attestation de Reconnaissance portant les initiales de JCAR sous fond bleu et blanc traversé par les couleurs du drapeau Mali, vert-jaune- Rouge, aux deux extrêmes, des épis de blé, représentant le labeur, travail encadré par une couronne de fleur, le tout dans un cadre en bois a été suivie d’une ovation nourrie.
Le discours : « Construire le Mali par le travail »
Invitée à prendre la parole, Madame Oumou Sall Seck, Ministre de l’Entrepreunariat, l’emploi et de la Formation professionnelle a d’abord exprimé sa gratitude. Le ton était posé, direct, sans notes, a indiqué, « Messieurs les membres du cabinet, Monsieur le Président de JCAR, chers jeunes, chers partenaires, je reçois cette distinction avec humilité. Elle ne m’appartient pas. Elle appartient à toutes les équipes du ministère, aux formateurs, aux agents, aux conseillers, aux directeurs régionaux qui se lèvent tôt. Elle appartient surtout à vous, jeunes qui croyez encore qu’on peut entreprendre ici, au Mali, malgré les difficultés. »
La ministre a ensuite articulé son propos autour de trois axes : la réalité de l’emploi, la stratégie du gouvernement, et la responsabilité collective.
Regarder la réalité en face, « Nous ne pouvons pas parler d’entrepreneuriat sans parler de vérité. La vérité, c’est que chaque année, des centaines de milliers de jeunes arrivent sur le marché du travail. La vérité, c’est que l’Etat seul ne peut pas recruter tout le monde. La vérité, c’est que beaucoup de nos diplômés sortent avec des compétences qui ne correspondent pas toujours aux besoins des entreprises. »
Elle a cité les chiffres du dernier rapport de son département : plus de 65% de la population malienne a moins de 30 ans. Le secteur informel représente encore plus de 80% de l’emploi. « Ce n’est pas une fatalité. C’est un point de départ. Car l’informel, c’est aussi de l’initiative, de la résilience. Notre rôle, c’est de le formaliser, de le financer, de le sécuriser. »
Les chantiers en cours : de la promesse à l’acte, Madame la Ministre a ensuite détaillé les trois piliers de la politique actuelle. Premier pilier : Financer l’audace.
« Nous avons compris une chose : un jeune avec une bonne idée mais sans 500 000 francs ne démarre rien. C’est pourquoi, le Fonds National d’Appui à l’Entrepreneuriat des Jeunes, FNAEJ a été restructuré. En 2025, plus des milliers de projets ont été financés, dont 48% portés par des femmes. Nous investissons. Et nous exigeons des résultats : accompagnement et suivi.
Sur la formation professionnelle, le constat est sans détour. « Trop longtemps, nos centres ont formé pour former. Désormais, nous formons pour recruter. » La ministre a présenté le programme « Compétences pour l’Industrie et l’Agriculture » lancé avec le secteur privé. 12 filières prioritaires : agro-transformation, BTP, énergies renouvelables, numérique, artisanat d’art, maintenance. « Nous signons des conventions avec les entreprises avant même d’ouvrir les classes. Si une entreprise dit j’ai besoin de 100 soudeurs, nous formons 100 soudeurs. »
Elle a également salué le rôle des maîtres artisans. « La formation professionnelle, ce n’est pas seulement le CFP. C’est aussi l’atelier de menuiserie à Médine, le garage à Sabalibougou. Nous allons labelliser 500 maîtres artisans d’ici fin 2026 pour qu’ils deviennent de vrais centres d’apprentissage. »
Troisième pilier : Acheter malien, produire malien, « On ne peut pas demander aux jeunes d’entreprendre si l’Etat lui-même n’achète pas ce qu’ils produisent. La commande publique est le premier levier. »
Elle a rappelé la nouvelle directive des plus hautes autorités sur la préférence nationale dans les marchés publics de moins de 50 millions. « Des uniformes scolaires cousus à Bamako. Du mobilier de bureau fabriqué à Kati. Des produits agro-alimentaires transformés à Sikasso dans les cantines scolaires. C’est cela, l’entrepreneuriat national. « Et lancer un appel à la responsabilité collective en ces termes « Construire le Mali par le travail est possible à condition que chacun s’y met : « Le travail des gouvernants, le travail des citoyens, le travail des journalistes, Si chacun fait sa part, le baobab Maliba poussera. » Elle a rassuré le président de JCAR de l’accompagnement de son département.
Nommée Ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Madame Oumou Sall Seck a un parcours dans l’administration et le développement. Avant sa nomination, elle était Ambassadrice du Mali en Allemagne, et a occupé plusieurs postes de responsabilité dans des structures d’appui aux PME et à la formation. Elle est reconnue pour son approche axée sur les résultats et la proximité avec les acteurs de terrain.
Une distinction oui, mais surtout un rappel : la politique publique, pour être crédible, doit se mesurer à l’aune de ce qu’elle change dans la vie d’un porteur de projet.
La cérémonie s’est achevée sur une bonne note d’espoir pour l’atteinte des objectifs et la photo de famille. Au centre, la ministre, Madame Oumou Sall Seck, le tableau de reconnaissance à la main, entouré du Président de JCAR et des membres du cabinet.
Alassane H Cissé

