Campagne agricole 2026-2027 de l’Office du Niger : tLa souveraineté alimentaire est desormais un impératif !
Pour la réussite de cette campagne agricole 2026-2027 de l’Office du Niger lancée le jeudi 25 juin dernierpar le Ministre de l’Agriculture, à Ségou, quatre piliers de l’action ont été formulés par le Président Directeur Général de l’Office du Niger Dr Samba Bocary TOUNKARA. Il s’agit de l’entretien et la sécurisation du réseau hydraulique, l’intensification de la production agricole et le développement de la chaîne de valeur; la sécurisation foncière et celle des personnes et de leurs biens.
Pour la première fois dans l’histoire, l’amphithéâtre de l’Université de Ségou a servi de cadre au lancement de la campagne agricole 2026-2027 de l’Office du Niger. Cet état de fait est loin d’être fortuit. Il se justifie à travers le partenariat scientifique, technique et pédagogique entre l’Office du Niger et l’Université de Ségou datant de 2018.
Pour cette campagne agricole, l’entreprise agricole a mis en valeur 143.000 ha en saison et contre saison, afin de produire 930.000 tonnes de riz paddy, 395.000 tonnes de produits maraîchers et 112.000 tonnes de cultures sèches et de diversification. Pour y parvenir, la Direction Générale de l’Office du Niger a structuré son action autour de quatre piliers indissociables. Il s’agit de l’entretien et la sécurisation du réseau hydraulique; l’intensification de la production agricole et le développement de la chaîne de valeur; la sécurisation foncière et enfin celle des personnes et de leurs biens.
Évoquant le premier pilier, le PDG a signalé que l’eau est sa le premier intrant. Car ajoutera-il, rien ne peut être durablement accompli à l’Office du Niger, si l’eau n’arrive pas au dernier champ au bout du réseau. C’est pourquoi, signalera Dr TOUNKARA, les ressources nécessaires ont été intégralement mobilisées pour le Programme Annuel d’Entretien 2026.
S’agissant du deuxième pilier, l’intensification de la production agricole et le développement de la chaîne de valeur, le PDG a indiqué avec le soutien de l’État, l’Office du Niger déploiera rapidement le programme formation-encadrement-développement. L’objectif est de renforcer le binôme encadreur-exploitant agricole et de faire en sorte, que chaque problème rencontré sur le terrain (du repiquage à la montaison et ou à la récolte) soit identifié, remonté et traité par le pôle de compétence approprié, Cela, sans délai. Le PDG note par ailleurs, que la phase d’installation des pépinières et le taux de mise en culture sont satisfaisants, comparés à la même période, lors de la campagne dernière. A propos des intrants, le PDG a soutenu que sa Direction travaille étroitement avec les fournisseurs d’engrais, afin de sécuriser et fluidifier l’approvisionnement. « Un dispositif de traçage sera déployé pour nous assurer que chaque sac d’engrais subventionné, arrive directement dans les mains de l’exploitant et non dans le circuit des spéculateurs » a souligné le patron de l’Office du Niger. Autre annonce d’une importance capitale, est relative au développement de la zone de transformation Agro-Industrielle, qui sera entamé dès cette année, avec le réalisation de l’étude de faisabilité technique, économique, financière, institutionnelle, environnementale et sociale. Cela, pour l’aménagement progressif de plate-formes Agro-Industrielle, centre d’agrégation et de service et de centres de groupage et conditionnement. Dans cette orientation, le secteur privé national et la diaspora seront mis à forte contribution afin que les Champions nationaux puissent contribuer à promouvoir les filières à haute valeur ajoutée.
Quant aux troisième et quatrième piliers : la sécurisation foncière et enfin celle des personnes et de leurs biens, Dr TOUNKARA a indiqué que « le renouveau de l’Office du Niger passe aussi par la justice sociale et la transparence foncière. Parallèlement aux labours, l’audit des baux est enclenché. Nos équipes passent au peigne-fin chaque hectare, pour identifier les parcelles non exploitées ou attribuées de manière irrégulière. La terre de l’Office du Niger appartient à ceux qui la valorisent et non à ceux qui la gèrent à des fins de spéculation ». A propos, Dr TOUNKARA martelera: « ce principe n’est pas négociable! ». Sachant clairement, qu’aucune réussite de la campagne agricole n’est possible sans la sécurité, le boss de l’Office du Niger a exprimé sa profonde gratitude aux vaillantes Forces Armées Maliennes qui sanctuarisent chaque jour davantage, les zones de production, permettant ainsi à nos exploitants agricoles de travailler dans la quiétude. Selon le PDG Tounkara, « ce partenariat entre l’office du Niger et les Fama est à conforter chaque jour davantage ».
Pacte avec les exploitants agricoles
Les producteurs étant ceux-là au bénéfice desquels travaille l’encadrement de l’Office du Niger, le PDG a déclaré qu’il faut un pacte avec eux. Car, c’est leur travail qui fera de cette campagne agricole un succès ou un rendez-vous manqué. Face à eux, il a rassuré de tout le soutien nécessaire pour garantir une bonne campagne agricole 2026-2027 à l’Office du Niger. Une institution qui va se transformer avec la Stratégie de Développement Global mise en avant dans le cadre de Mali Kura Nɛtaasita ka Ben San 2063 ma. Ainsi, « il ne s’agira plus de gérer seulement une infrastructures. Il s’agit aussi, de bâtir une souveraineté » conclura le PDG Dr TOUNKARA.
Le Ministre de l’Agriculture Dr SAMAKÉ qui a présidé la cérémonie de lancement de la campagne agricole 2026-2027 de l’Office du Niger a indiqué que « la souveraineté alimentaire n’est plus une simple ambition, mais une exigence nationale et le socle de notre dignité retrouvée » Pour lui » l’Office du Niger occupe une place stratégique dans cette ambition, grâce à l’étendue de ses aménagements hydroagricoles, à l’expérience de ses exploitants et à l’engagement des pouvoirs publics ».
A noter qu’en marge de ce lancement, le Ministre et le PDG ont procédé à la remise des équipements de travail (tablettes à l’encadrement et machines aux exploitants agricoles), avant de s’entretenir, dans l’après-midi, avec les cadres de l’Office du Niger avec qui, il a partagé la vision de l’État pour le secteur agricole afin de garantir la souveraineté alimentaire au Mali et dans l’espace AES.
Source : CCRP/ON
