Depuis 2007, la population urbaine dépasse la population rurale, l’Afrique étant la région du monde où l’urbanisation progresse le plus rapidement. On considère généralement que les ménages urbains s’alimentent mieux grâce à une alimentation plus variée et à une diminution de la faim. Mais la situation n’est pas aussi simple. Le passage à une alimentation transformée et riche en calories se fait souvent au détriment de l’apport en micronutriments essentiels. De plus, Hannah Ameye, du ZEF/Université de Bonn, et Vivien Hülsen, de l’Université de Göttingen, ont découvert au cours de leurs études menées au Malawi que, dans le cadre de l’urbanisation, ce sont les femmes, les adolescents et les enfants qui subissent la plus forte détérioration de la qualité relative de leur alimentation.
Le dernier rapport publié par le Global Water Monitor Consortium montre une fois de plus que les défis mondiaux liés à l’eau s’aggravent d’année en année. Des solutions intelligentes sont nécessaires pour atténuer les risques que cela fait peser sur les populations et les écosystèmes. Mais même les innovations les plus prometteuses ne peuvent pas être déployées à grande échelle dans un cadre inadapté. Surtout, opter pour des solutions rapides est inutile lorsqu’un impact durable est urgent, comme le démontre Thai Thi Minh de l’Institut international de gestion de l’eau (IWMI) à l’aide de l’exemple de l’irrigation à petite échelle en Afrique.
Cette lettre d’information vous propose également une interview de Genna Tesdall, directrice de YPARD (Jeunes professionnels pour le développement agricole), un compte rendu d’une réunion organisée par le CIFOR-ICRAF et le Global Landscapes Forum sur les trois Conventions de Rio, qui examine les progrès réalisés à ce jour mais aussi les moyens d’aller plus loin, ainsi qu’un appel urgent – qui ne s’adresse pas uniquement à l’Allemagne – à augmenter à nouveau les dépenses consacrées à la coopération au développement et à l’aide humanitaire.
