INFJ : Une cinquantaine de magistrats outillés sur l’éthique et déontologie judiciaires
L’Institut National de Formation Judiciaire Me Demba Diallo en partenariat avec l’ONUDC, a initié lundi 13 avril 2026, une session de formation en matière d’ éthique et déontologie judiciaires à l’intention d’une cinquantaine de magistrats. Ce programme de renforcement des capacités, soutenu par le Royaume de Norvège, s’organise en deux vagues successives : la première du 13 au 15 avril et la seconde du 15 au 17 avril 2026. L’initiative réunit une cinquantaine de magistrats des ressorts de Mopti et de Bamako afin de consolider l’intégrité du système judiciaire et de restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions de l’État. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par Dr Toubaye KONÉ, Directeur général de L’INFJ, en présence Mme Agaïcha Wallet Ahmadou Dicko, représentante de l’ONUDC, aux formateurs M.Zazi Ide Oumarou, Magistrat Nigerien et de Mr Antoine S Misset, magistrat tchadien.
Dans son discours, la représentante de l’ONIDC a rappelé qu’en 2018, l’ONUDC a lancé le Réseau mondial pour l’intégrité de la justice, une plateforme soutenant la mise en œuvre effective des principes de déontologie judiciaire et la prévention de la corruption au sein des systèmes judiciaires. D’importantes ressources et outils de formation visant à fournir une compréhension solide des Principes de Bangalore sur la déontologie judiciaire et des exigences de l’article 11 de la Convention des Nations Unies contre la corruption aux magistrats ont été mis en place, dont un cours en ligne, un << cours hors ligne en apprentissage autonome » et un manuel à l’usage des formateurs, disponibles sur le site de l’ONUDC. C’est dans ce contexte et, en vue de faire profiter à la justice malienne des enseignements qui y figurent, que l’ONUDC, en partenariat avec l’INFJ, a organisé à Bamako, entre 2020 et 2024, quatre ateliers de formation qui ont regroupé environ 90 membres du système judiciaire malien, issus tant du siège que du parquet, ainsi que des greffiers et des avocats. Ces ateliers, selon elle, se sont conclus par la formulation d’une recommandation portant sur des actions concrètes pour le renforcement de l’intégrité judicaire au Mali. Elle a expliqué que la présente formation participe de cette dynamique et se traduit dans deux sessions consécutives prévues du 13 au 15 et 15 au 17 avril 2026. Les principaux axes de discussions sont basés sur les Principes de Bangalore sur la déontologie judiciaire, les principes établis par l’article 11 de la CNUCC et le contenu du Code de déontologie du Mali ainsi les cours en ligne proposés par le système des Nations Unies qui seront ponctués de débats entre les participants et les experts qui ont accepté de nous accompagner dans aventure.
Prenant la parole pour l’ouverture des travaux, Dr Toubaye KONÉ a expliqué que le projet intitulé « Approche intégrée de la stabilité dans le centre du Mali grâce à un meilleur accès à la justice, à la sécurité et à la reconstruction communautaire > illustre parfaitement la qualité et la pertinence de notre coopération, au service d’un système judiciaire malien plus crédible, plus accessible et plus intègre Mesdames et Messieurs, Notre pays a franchi une étape déterminante en ratifiant, le 18 avril 2008, la Convention des Nations Unies contre la Corruption. Comme cela a été rappelé lors de la 16º session du Groupe d’examen de l’application de ladite Convention, en juin 2025, la lutte contre la corruption et contre l’impunité demeure au cœur des priorités nationales. Elle constitue, à n’en point douter, le socle indispensable à la restauration de la confiance des citoyens envers les institutions de l’État. Ajoutant que l’article 11 de cette Convention est particulièrement explicite il souligne le rôle fondamental du système judiciaire et exige que ses membres fassent preuve d’une intégrité irréprochable et soient totalement exempts de corruption. Soulignant qu’ au terme de cette formation, un examen final sanctionnera les acquis des acquis des participants et permettra la délivrance d’un certificat international, symbole de votre engagement personnel et professionnel en faveur d’une justice exemplaire. Il a terminé son propos en remerciant aux formateurs M. Zazi Ide Oumarou, Magistrat Nigerien, expert senior ONUDC et Monsieur Antoine Misset, Magistrat Tchadien, expert formateur éthique et déontologie judiciaire ONUDC, pour leur disponibilité, leur engagement et le partage de leur riche expérience.
Alassane Cissé
