Lutte contre le criquet pèlerin au Mali: la commission de l’UEMOA apporte sa contribution 
L’Union Économique et Monétaire Ouest Africain (UEMOA) a apporté sa contribution au Mali à la gestion du risque acridienne. La cérémonie de remise du chèque géant d’un montant de 100.000.000 de francs CFA, a eu lieu jeudi 5 février 2026 dans la salle de réunion du ministère de l’agriculture. Cette importante rencontre était présidée par le ministre de l’agriculture Daniel Siméon Kéléma, en présence du représentant de l’UEMOA au Mali, Alexandre Roberto Vieira et nombreux directeurs techniques des services affiliés aux département de l’agriculture.
Il faut noter que c’est conformément au plan de riposte à la menace du criquet pèlerin du Mali, que cette subvention d’un montant de 100.000.000 de francs CFA ont été débloqué par l’UEMOA. Cette somme vise prioritairement, à contribuer à la réalisation des activités entrant dans le cadre des opérations de protection, des sessions de renforcement de capacités des agents sur les techniques de protection et de pulvérisation en lutte antiacridienne et de l’acquisition des pesticides pour la lutte antiacridienne.
Pour cela que la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’union a fait de cette situation l’une des priorités à travers la Politique Agricole de l’Union (PAU) visant a contribuer durablement à la sitisfaction des besoins alimentaires des populations au développement économique et social des États membres et à la réduction de la pauvreté.
Le représentant de l’UEMOA a indiqué qu’après plus de deux décennies de mise en œuvre de ce programme, ressort qu’en dépit des acquis significatifs enregistrés, la politique agricole commune peine à atteindre pleinement ses objectifs. Selon Alexandre Roberto Vieira, en plus des effets des aléas climatiques, de l’usage inadéquat des intrants agricoles et des crises sécuritaires, les organismes nuisibles des végétaux font partie des principales causes de la faible performance de l’agriculture dans la région. Parmis ces organismes nuisibles poursuit-il, le criquet pèlerin est une menace permanente pour la sécurité alimentaire. Il soulignera que l’envergure des dégâts potentiels du criquet pèlerin invite à mettre en place une stratégie de gestion efficace. Il a saisi l’occasion pour rappeler qu’en 2004, ce fléau avait affecté près de 1,3 millions d’hectares dont 15% des cultures et 40% de pâturages avec une pertes de l’ordre de 300 milliards de francs CFA. Ajoutant que les institutions de l’Union avaient contribué à hauteur de 40 milliards de nos francs a l’appui des membres pour faire face à la crise alimentaire. Rappelant qu’à la suite de la résurgence acridienne qui s’était développée en 2012, la commission de l’UEMOA, a signé avec le CILLS la convention d’appui au renforcement du dispositif d’information sur la sécurité alimentaire, la lutte antiacridienne et la gestion des pesticides d’un montant de 373 millions de francs CFA. Cette somme a permis de nombreuses réalisations qui sont, le renforcement des capacités des États de la ligne de font (Mali Niger) en équipements et outils de gestion du péril acridien, l’organisation des formations thématiques au profit des acteurs de la lutte antiacridienne dans les États membres de l’UEMOA et le développement des méthodes et des alternatives à la lutte chimique antiacridienne. « C’est pour anticiper sur une éventuelle crise de cette envergure dont les conséquences peuvent être désastreuses pour l’Union que la commission de l’UEMOA, ayant pris connaissance de l’évolution très préoccupante de la situation acridienne en Afrique de l’ouest, a décidé d’apporter une contribution financière aux structures nationales en charge de lutte antiacridienne des pays de l’Union plus exposés; le Burkina Faso,ble Mali, le Niger et le Sénégal » a-t-il précisé.
Prenant la parole, le ministre de l’agriculture précisé que cette contribution servira prioritairement dans la mise en œuvre du plan national de riposte et améliorera les capacités nationales d’alerte précoce et de réponse rapide en matière de gestion préventive du criquet pèlerin. « Nous avions sollicité au titre de la campagne agricole 2025, l’assistance de l’UEMOA et de la FAO en vue d’accompagner les efforts du gouvernement du Mali dans la maîtrise du risque d’extension de celle situation acridienne vers le Mali dont les conséquences pourraient affecter significativement la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans notre pays » a-t-il insisté. Avant d’ajouter qu’à travers cette cérémonie de remise officielle de la contribution spéciale de l’UEMOA, l’intention de son département est de rendre publique un modèle de réponse plus efficace face à la sollicitation d’un État membre de l’Union confrontés aux enjeux urgents du développement qui est le risque acridien et de son impact potentiel sur l’agriculture et l’environnement.
Aliou Badra DOUMBIA
