« L’Afrique, terre fertile et riche en ressources, est pourtant le continent le plus dépendant des importations alimentaires.
Ce paradoxe s’explique en partie par la structure des échanges commerciaux et les politiques agricoles mondiales. L’Afrique produit des denrées prisées par les marchés internationaux (cacao, café, coton…), mais importe des céréales et autres produits alimentaires de base pour nourrir sa population.

Plusieurs facteurs entretiennent ce cercle vicieux :
– Dépendance aux semences et intrants importés : les variétés souvent imposées par les multinationales sont inadaptées aux besoins locaux et favorisent l’endettement des producteurs.
– Priorité aux cultures d’exportation : les terres fertiles sont souvent dédiées aux cultures destinées à l’export, au détriment des cultures vivrières.
– Dystorsion des prix : les cours mondiaux et les subventions des pays riches rendent les importations moins chères que la production locale.
Pour rompre ce cycle, l’Afrique doit miser sur :
– L’agriculture familiale et les circuits courts
– Des semences adaptées et locales
– Des politiques publiques protégeant les producteurs et les marchés locaux.
Itra Nabi / ORBITE-INFO
