Sécurité sanitaire des aliments : Les capacités des professionnels de restauration de rue renforcées
Le Département de nutrition et de Sécurité Sanitaire des Aliments ( Ex ANSSA), a servi de cadre durant trois (lundi 21 au mercredi 24 Décembre 2025) à la tenue du renforcement de la capacité de réponse aux urgences de sécurité sanitaire des aliments et amélioration de la qualité sanitaire de l’alimentation de rue au Mali. Organisée par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), cette session de formation était animée par Mahamadou Sako, expert en sécurité sanitaire des aliments et qui a réuni plusieurs participants.
L’bjectif général de l’atelier rentre dans le cadre du renforcement des capacités des professionnels de la restauration de rue sur plusieurs aspects essentiels : l’hygiène personnelle du personnel, la propreté des locaux et des équipements, la gestion sécuritaire des aliments (y compris l’eau, les matières premières, et la gestion des températures), et la gestion des déchets. Ces éléments visent à assurer la salubrité des aliments et à prévenir les maladies d’origine alimentaire. Contribuer à l’amélioration de la sécurité sanitaire des aliments de rue et à la protection de la santé des consommateurs en vulgarisant les bonnes pratiques d’hygiène et de préparation auprès des opérateurs. De manière spécifique, il s’agira de : Sensibiliser les opérateurs aux principaux dangers alimentaires (biologiques, chimiques, physiques) et aux risques de contamination ; renforcer les capacités des opérateurs à appliquer les règles d’hygiène personnelle (lavage des mains, tenue vestimentaire, etc.) et environnementale (gestion des déchets, nettoyage) ; améliorer les techniques de préparation, de cuisson, de stockage et de conservation des aliments pour limiter le développement de germes pathogènes ; doter les opérateurs d’outils pratiques et de guides simplifiés pour une application quotidienne des bonnes pratiques (basés sur les principes HACCP simplifiés) ; définir un plan d’action pour la continuité de la vulgarisation des bonnes pratiques d’hygiène et de préparation.
Les résultats attendus consisteront pour les opérateurs ciblés d’être conscients des risques liés à une mauvaise hygiène alimentaire ; les pratiques d’hygiène personnelle et de manipulation des aliments sont améliorées ; les opérateurs appliquent des méthodes de préparation et de conservation plus sûres ; des supports de communication et de formation adaptés (fiches pratiques, affiches) sont disponibles et utilisés.
Il faut d’abord rappeler qu’en Afrique, plus de 91 millions de personnes tombent malades chaque année, entraînant 137 000 décès soit un tiers de la mortalité mondiale due aux maladies d’origine alimentaire. Les maladies diarrhéiques sont responsables de 70% de ces maladies d’origine alimentaire (OMS, 2015). De plus, les maladies d’origine alimentaire sont un frein non négligeable pour le développement socio-économique en augmentant le coût de la santé et en compromettant l’essor du commerce, du tourisme, etc.
Le contexte socioéconomique urbain dans tous les pays de l’UEMOA est en général caractérisé par la présence de l’administration centrale dans les villes souvent capitales nationales ou régionales qui offrent plus d’opportunités économiques et commerciales qu’en milieu péri-urbain ou rural. S’il y a parmi ces populations des fonctionnaires et des cadres d’entreprises privées, elles sont constituées dans une grande proportion des travailleurs du secteur informel (commerçants, artisans, transporteurs, etc.) à faible revenu. Ces migrants du jour comprennent aussi des élèves, étudiants. Au nombre avoisinant le millier au Mali, les départements, les établissements d’enseignement solaire et général du 1er et 2ème cycle, comme aussi dans les autres villes des pays de l’UEMOA, ont systématiquement aux alentours immédiats de leur portail, des offres variées de produits de restauration de rue allant du beignet au sandwich. C’est ainsi que s’est développée la restauration de rue dans les grandes agglomérations africaines au niveau de tous les lieux accueillant du public : des gares routières et ferroviaires, quais de pêche, autour des établissements scolaires et universitaires, etc.
Pour les opérateurs de restauration de rue, les bonnes pratiques d’hygiène incluent une hygiène personnelle rigoureuse (lavage des mains, port de coiffe et de vêtements propres), une propreté des locaux et du matériel, une gestion sûre des aliments (réception, stockage, cuisson, température) et une bonne gestion des déchets. Respecter ces règles est crucial pour éviter la contamination des alimentset garantir la sécurité des consommateurs.
Il faut signaler que les trois jours sessions de formations ont été enrichissantes pour les participants et leur ont été également permises d’être mieux outillés par rapport au danger de la restauration de rue.
Alassane Cissé
