18eme édition de la journée de diffusion des comptes extérieures du Mali au titre de l’année 2024 : La performance célébrée
Le taux de croissance du PIB est ressorti à 5,0% contre 4,% en 2023, les flux d’opération financières ont enregistré des entrées nettes de 907,5 milliards, après 368,7 milliards en 2023
Comme à l’accoutumée, la BCEAO a organisée la journée annuelle de diffusion des comptes extérieurs du Mali au titre de l’année 2024 ,le jeudi 18 décembre 2025 dans la salle de conférence de l’agence principale de Bamako. Cette 18eme édition a été présidée par le secrétaire général du Ministère de l’Economie et des Finances , Abdoulaye Traoré ,avec à ses côtés le directeur national de la BCEAO, Barema Bocoum , en présence du Directeur général de l’ Instat ,Dr Arouna Sougoune ,des représentants des institutions internationales, les directeurs des services centraux.
Au cours de la présente, il a été question de la présentation des résultats de l’année 2024 de même que les perspectives de 2025 et 2026.La diffusion a porté sur les échanges de biens et services ,les flux financiers entre le Maili et le reste du monde. Ainsi les recettes budgétaires sont annoncées à 3 055,9 milliards soit une hausse de 364,9 milliards et de 13,6% par rapport à 2023.Quand aux recettes fiscales, elles ont atteint 2185,4 milliards FCFA contre 1901,7 milliards en 2023, pour une augmentation de 14,9%.Les exportations d’ animaux sur pied sont ressorties à 113,4 milliards en 20 24 contre 96,0 milliards en 2023, en hausse de17,4 milliards (18,1%), en lien avec la dynamique observée de depuis la levée de l’interdiction d exportation de bétail à partir du 3eme trimestre de l’année 2022.Les comptes extérieurs du Mali ont affiché une bonne orientation, et ce, en dépit d’une croissance économique mondial modérée, des tensions géopolitiques persistantes et des crises énergétique et sécuritaire internes. Le solde global de de la balance des paiements s’est fortement amélioré en 2024, en atteignant +34,5 milliards, après -555,3 milliards en 2023 .Le secrétaire général dans son discours d’ouverture a souligné que la présente journée, désormais solidement ancrée dans les pratiques institutionnelles, traduit l’ engagement constant des uns et des autres en faveur de la transparence, de la rigueur et de la crédibilité dans la production des statistiques économiques. L’espace était opportun pour le secrétaire général d’ adresser ses félicitations au Comité de balance des paiements ainsi qu’à l’ensemble des équipes techniques, pour la qualité du travail accompli dans l’élaboration des comptes extérieurs au titre de l’année 2024. Pour lui le présent événement s’inscrit pleinement dans l’ambition de tous de faire du Mali un pays conforme aux standards internationaux en matière de qualité, de fiabilité, de délais de production et de diffusion des statistiques économiques. Poursuit le secrétaire général , à cet égard, il demeure essentiel que l’ensemble des services producteurs de statistiques, y compris la BCEAO, poursuivent et renforcent leur collaboration en vue de produire des données économiques conformes aux normes internationales. Dans la même optique il signale que le département de l’Économie et des Finances, pleinement conscient des enjeux liés à la disponibilité de données économiques et financières de qualité, a toujours apporté un appui constant aux services en charge de la production statistique et rassure que cet accompagnement sera maintenu et renforcé, car la conception et la mise en œuvre efficaces des politiques économiques reposent sur des statistiques fiables, cohérentes, exhaustives et produites dans les délais requis. De declarer que la présente journée qui est à sa 18eme édition a permis, au fil des années, aux acteurs de la vie économique, tant publics que privés, de mieux s’approprier es concepts et les mécanismes de la balance . A ses dires, les comptes extérieurs du Mali au titre de l’année 2024, font ressortir un solde global excédentaire de la balance des paiements de 347,5 milliards de FCFA, après un déficit de 555,3 milliards de FCFA en 2023. Cette évolution positive s’explique principalement par la réduction du déficit du compte des transactions courantes, en lien avec la baisse des importations . A l’entendre , cette amélioration constitue un signal encourageant pour la stabilité externe de notre économie. En d’autre terme, elle contribue au renforcement des réserves de change et à la consolidation de la soutenabilité de notre position extérieure. de compétitivité et de valorisation de nos potentialités économiques dans un environnement international en pleine mutation. Les échanges et réflexions qui se tiendront au cours de cette journée contribueront à enrichir les analyses, à partager les expériences et à dégager des pistes d’action concrètes pour renforcer la résilience de notre économie face au chocs externes. Pour lui , cette journée de diffusion des comptes extérieurs constitue une opportunité importante pour capitaliser les acquis, renforcer la concertation entre les acteurs et consolider la qualité de notre dispositif statistique, au service d’une meilleure gouvernance économique. Le directeur national de la BCEAO pour le Mali a rappelé que, lors des précédentes , la Banque Centrale a présenté les aspects institutionnels et techniques qui encadrent l’élaboration des comptes extérieurs. Il a ainsi souligné que, conformément à la réglementation relative aux relations financières extérieures au sein de l’UEMOA, le Comité National de la balance des paiements, présidé par le Directeur Général de I’INSTAT et dont le secrétariat est assuré par la Direction Nationale de la 2BCEAO, assure la production des comptes extérieurs .Ces comptes selon lui sont élaborés sur la base d’informations collectées auprès des agents économiques au moyen d’enquêtes. C’est est dans cette optique que les données recueillies sont traitées de manière agrégée, garantissant leur confidentialité conformément aux normes communautaires quand aux comptes extérieurs comprennent la balance des paiements et la position extérieure globale, élaborées selon la sixième édition du Manuel de balance des paiements (MBP6) du Fonds monétaire international. Ils sont produits annuellement dans un délai maximal de dix mois après la clôture de l’année de référence.En parallèle, des estimations trimestrielles sont produites par la BCEAO et devraient prochainement être validées par le Comité National en vue de leur diffusion publique, permettant ainsi au Mali d’adhérer à des normes statistiques plus, Cette édition nous réunit pour examiner l’évolution de la balance des paiements et de la position extérieure globale du Mali au titre de l’année 2024. De préciser que ces indicateurs constituent des outils stratégiques pour apprécier la situation extérieure de notre économie, analyser les flux financiers internationaux, et orienter les politiques publiques. « Nous aborderons également les estimations pour 2025 et les perspectives pour 2026, afin de mieux anticiper les opportunités et les défis qui se présentent comme chaque année, une attention particulière sera portée au compte des transactions courantes, regroupant les biens, services et revenus. » a t-il clarifié . En fait, cet agrégat demeure un baromètre essentiel de la performance de notre économie vis-à-vis du reste du monde. Le solde de ce compte reste structurellement déficitaire, notamment en raison du poids du fret et d’assurance, mais cette situation n’exclut pas des marges d’amélioration et des opportunités. Les exportations de biens se sont inscrites en baisse de 108,7 milliards de FCFA, soit -3,2% par rapport à l’année 2023, en lien avec la baisse des ventes extérieures d’or non monétaire. Les exportations d’animaux vivants ont quant à elles enregistré une hausse de 18,1% sur la période. Pour leur part, les importations de biens FOB, c’est-à-dire hors fret et assurance, se sont établies à 3.328,6 milliards de FCFA, soit une régression de 4,2% par rapport à l’année 2023. Cette évolution s’explique par le repli des volumes à l’importation et des cours internationaux du baril Ainsi, la balance commerciale, qui représente la différence entre quand à la valeur des biens exportés et celle des biens importés, est ressortie déficitaire de 7.3 milliards de FCFA, en amélioration de 38 milliards de FCFA par rapport à 2023. Le solde des transactions courantes est ressorti déficitaire de 702,6 milliards de FCFA, en amélioration de 274,2 milliards par rapport à 2023 où le déficit était de 976,8 milliards. Le DG explique celte amélioration par celle de la balance des biens et services (+389,9 milliards) et du solde du revenu primaire (+108,4 milliards) L’amélioration du solde global, passant d’un déficit de 555.3 milliards en 2023 à un excédent de 347,5 milliards en 2024, résulte principalement de deux facteurs la réduction du déficit des transactions courantes due à la baisse des importations et des revenus d’investissement, et augmentation de l’excédent du compte de capital, notamment grâce aux IDE entrants et à accroissement du crédit commercial. A ses dires , ces évolutions rappellent l’enjeu majeur de préserver un niveau suffisant de réserves de change, indispensable pour soutenir la valeur extérieure de notre monnaie et assurer la couverture des besoins d’importations des économies de l’Union. « Le thème de cette édition illustre notre volonté de mettre l’accent sur les dynamiques qui façonnent les échanges internationaux du Mali, d’apprécier les facteurs qui influencent notre position extérieure et d’identifier les leviers sur lesquels agir pour renforcer la résilience de notre économie Il permettra d’aborder aussi bien les contraintes structurelles, les vulnérabilités externes et les exigences de compétitivité ainsi que les potentialités à exploiter dans un contexte marqué par l’évolution des marchés internationaux, la diversification des partenaires commerciaux et les mutations des chaînes de valeur. » a t-il indiqué.
Indé Ombotimbé
