Environnement et climat : Les femmes formatrices dans les domaines de l’entreprenariat vert outillées
La commission climat pour la région du Sahel en collaboration avec le ministère de l’assainissement et du développement durable a organisé, dans le cadre du projet mise en œuvre des Priorités régionales et nationales d’Adaptation en Afrique Centrale et de l’Ouest (PACO), un atelier de formation des femmes formatrices dans les domaines de l’entreprenariat vert et l’adoption au changement climatique au Mali. C’était, lundi 15 décembre 2025 à l’hôtel Maëva palace. Cette importante cérémonie a été présidée par la représentante du ministre de l’assainissement, de l’environnement et du développement durable Aïssata Cissé conseiller technique chargée des questions de partenariat, de formation, de genre et VIH/SIDA, en présence Idrissa Mahamadou Soumana spécialiste de programme représentant la commission climat pour la région du Sahel (CCRS), du directeur général adjoint de l’Agence pour l’environnement et le Développement Durable (AEDD) Mamadou Goumané et de nombreux participants.
Le directeur général adjoint de l’AEDD a indiqué dans son allocution que cet atelier intervient dans un contexte marqué par les effets de plus en plus perceptibles du changement climatique auxquels les femmes, tout en étant particulièrement exposées, apportent des réponses essentiellesen matière de résilience, d’innovation locale et de développement économique. Selon Mamadou Goumané, le choix de renforcer les capacités des femmes formatrices et entrepreneures constitue, à cet égard, un levier stratégique à fort impact. »Cette initiative est pleinement alignée sur les priorités nationales du Mali, notamment la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) et la Stratégie Nationale de l’Emergence et du Développement Durable 2024-2029, qui placent l’adaptation, l’inclusion du genre et la valorisation du capital humain au cœur du développement durable » a-t-il déclaré.
Pour sa part, la représentante de madame la ministre de l’assainissement, de l’environnement et du développement durable a précisé que l’objectif de cette formation est de développer un programme complet et adapté au contexte malien, couvrant l’entrepreneuriat sensible au climat, les chaînes de valeur résilientes, la gestion durable des ressources naturelles, l’économie circulaire et l’accès au financement vert. Pour Aïssata Cissé, elle vise à renforcer les compétences pédagogique des formatrices pour assurer la diffusion et la démultiplication des connaissances au sein des communautés. Elle a confié que le Mali en tant que pays sahélien, est fortement exposé aux impacts des changements climatiques. Ajoutant que, les sécheresses récurrentes, les inondations, la dégradation des terres et l’insécurité alimentaire sont autant de défis qui affectent quotidiennement nos populations. A ce propos, elle dira que dans ce contexte, les femmes, en particulier celles vivant en milieu rural et périurbain, jouent un rôle central dans la résilience des communautés, à travers leurs activités agricoles, de transformation, de gestion de l’eau et de valorisation des produits forestiers non ligneux. Elle précisera que cet atelier s’inscrit dans le cadre de l’une des trois interventions majeures du projet PACO pour le Mali à savoir, le renforcement des capacités des femmes entrepreneures engagées dans l’adaptation au changement climatique. Cette formation, selon la technicienne, contribue activement à la mise en œuvre des orientations Nationales et internationales en matière d’adaptation au climat, telles que définies dans la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) du Mali, le Plan National d’Adaptation (PNA), la stratégie nationale de l’émergence et du développement durable 2024-2029 mais aussi la vision Mali kura netaasira ka Ben san 2063 MA. « Elle est donc importante dans le renforcement des capacités dans l’adoption des pratiques résilientes et durables afin de promouvoir le rôle stratégique des femmes dans le développement climatique du pays » a martelé Aïssata Cissé. Avant d’adresser un message d’encouragement aux participants pendant ces 2 jours de formation.
Aliou Badra DOUMBIA
