La ministre de la promotion de la femme, de l’enfantet de la famille, Mme Diarra Djeneba Sanogo a procédé mardi 25 novembre 2025, au Centre International de Conférence de Bamako (CICB) au lancement officiel de la campagne des 16 jours d’activisme au Mali. La communauté internationale a célébré sous le thème : << L’unité pour mettre fin à la violence numérique contre toutes les femmes et filles >>. Le thème retenu au niveau national est : <<. L’utilisation responsable des Réseaux, gage de production et des préservations des valeurs culturelles des femmes et filles >>. La cérémonie s’est déroulée en présence de son collègue ministre de la jeunesse et des sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, du représentant des partenaires techniques et financiers, des représentants des autorités administratives et municipales, des légitimités traditionnelles, du réseau des communicateurs traditionnels et de nombreuses personnalités.
Dans son discours de lancement officiel de la campagne des 16 jours d’activisme, Mme la ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille a d’abord rappelé que cette cérémonie est l’expression de la volonté politique et l’engagement des autorités du Mali à poursuivre sans relâche avec l’ensemble des parties prenantes à prévenir et à fournir des services de prise en charge sur des cas de violences basées sur le genre en général et des violences faites aux femmes et aux filles en particulier au Mali. Elle s’est réjouie de présider le lancement officiel de la campagne de 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles. Pour la circonstance, elle a remercié les plus hautes autorités, en occurrence le général d’armée Assimi Goita, Président de la transition, chef de l’Etat pour le soutien apporté au respect des droits de chaque femme et chaque fille au Mali. Elle a renouvelé sa profonde reconnaissance aux Partenaires techniques et financiers, aux organisations de la société civile, aux collectivités territoriales, aux légitimités traditionnelles et religieuses, au secteur privé, aux femmes et des hommes de médias, aux personnes ressources et de bonne volonté pour les immenses efforts consentis en faveur de la prévention et de réponse au cas des violences basées sur le genre. Elle a félicité les membres de la commission d’organisation pour leur engagement afin que la cérémonie de lancement soit une réussite. Et encouragé les artistes à savoir le mini ensemble instrumental et le centre d’écoute communautaire pour leur prestation de qualité, accompagnée de plein de messages et de sensibilisations, appelant à mettre fin aux violences basées sur le genre. La ministre a aussi rappelé que la communauté internationale a décidé de mettre le focus sur les violences numériques à travers le thème qui s’intitule :《Unité pour mettre fin à la violence numérique contre toutes les femmes et les filles 》. Poursuivant que le conseil des droits de l’homme et de l’Assemblée générale des nations unies en 2018 a défini la violence en ligne à l’égard des femmes comme tout acte de violence fondée sur le genre qui est commis facilité ou aggravé partiellement ou pleinement par l’utilisation des téléphones portables, smartphones, internets, les plateformes des médias sociaux ou les couriers électroniques…. qui visent une femme ou qui touchent spécialement une femme. Elle a indiqué que dans le monde actuellement une sur trois femme est victime de violence physique ou sexuelle au cours de sa vie. 《En 2025, 117 pays ont déclaré agir contre les violences numériques mais les efforts restent dispersés face à un phénomène transnational 》, a-t-elle précisé. Elle a rappelé que l’origine de cette campagne de 16 jours d’activisme fait suite à l’assassinat brutal de deux soeurs Murabelles en 1960 en République dominicaine pour avoir réclamé les droits civiques, politiques et religieux des femmes. Ajoutant que leur lutte visait à obtenir des libertés et une égalité de traitements dans une société où les droits fondamentaux des femmes étaient privés, notamment le vote et d’éligibilité, la liberté d’expression, la réunion, d’association, de conviction….
Dès lors, rappelle-t-elle que ces deux soeurs martyrs sont devenues des symboles de combat pour éradiquer ce fléau qui gangrène les sociétés. En lien avec les préoccupations mondiales sur le numérique, la ministre a expliqué que le Mali a retenu le thème :《l’utilisation responsable des réseaux sociaux, gage de protection, de promotion et de préservation des valeurs culturelles des femmes et filles au Mali 》. Selon elle, l’objectif visé est d’amener l’autorité politique, administrative, religieuse et traditionnelle, ainsi que les populations à prendre conscience des violences numériques afin de prévenir et d’apporter les réponses adéquates à toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles. Parmi les utilisateurs des réseaux sociaux au Mali, explique-t-elle que les femmes occupent une forte proportion. Et d’ajouter qu’à l’heure des technologies de l’information et de la communication, les plateformes en ligne offrent de multiples opportunités de connexions et libre expression d’autonomosaton pour les femmes et les filles. Ce pendant, selon la ministre, ces plateformes représentent également pour les femmes et les filles des risques d’harcèllement, de discrimination, d’exclusion, de menaces ou d’abus à travers la manipulation, l’utilisation d’images intimes pour faire du chantage, les discours de haines….
Elle a souligné qu’il convient alors de mobiliser toutes les forces vives afin qu’elles investissent pleinement pour lutter efficacement contre ce fléau. Au regard des constats alarmants, la ministre a indiqué que le gouvernement continue de mener des réformes politiques, institutionnelles et juridiques et de mobiliser les acteurs pour intensifier la communication sur la prévention et la réponse aux violences basées sur le genre. Pour cela, elle a cité entre autres : la politique nationale genre, le programme national pour abandon de violences basées sur le genre, la stratégie nationale pour mettre fin aux VBG d’ici 2030, la stratégie sectorielle pour la réinsertion socio-économique des personnes survivantes de VBG au Mali…..
Elle conclu ses propos en remerciant tous pour la réussite de l’événement. Il est à noter que la cérémonie a aussi été marquée par la prestation de mini ensemble instrumental, une projection et de sketches de sensibilisations contre les violences faites aux femmes et aux filles.
Alassane Cissé
