Après la grande mosquée, les responsables de la commission d’organisation de la SENARE ont poursuivi, ce dimanche 21 septembre 2025, leur mission de sensibilisation dans deux lieux de culte chrétiens : l’Église évangélique baptiste de Niamakoro et la Cathédrale de Bamako-Coura.
Conduite par Dr. Yaya Traoré, conseiller technique au ministère des Affaires religieuses, et M. Cheick Oumar Togola, représentant du ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, la délégation est allée partager avec les fidèles le message de paix et d’unité qui constitue le socle de cette 4ème édition de la Semaine nationale de la Réconciliation (SENARE).
À l’église évangélique de Niamakoro, le Révérend Dr. Nouh Ag Infa Yattara, délégué général de l’Association des groupements d’Églises et missions protestantes évangéliques du Mali, a exprimé la satisfaction de sa communauté d’accueillir les émissaires de l’État.
« L’objectif est de rappeler ce qui tient à cœur à nos autorités : que nous puissions tous vivre dans un Mali de paix et de tranquillité, où les citoyens se parlent, dialoguent et travaillent ensemble fraternellement », a-t-il déclaré.
Le Révérend a par ailleurs insisté sur une image forte : « L’arbre de paix a besoin de toutes ses racines pour se développer. Si nos communautés comprennent et vivent cela, le Mali sera un arbre de paix et de bonheur pour tous ses citoyens », a-t-il ajouté, tout en étendant ce vœu aux pays frères du Burkina Faso et du Niger, membres de l’AES.
De son côté, Cheick Oumar Togola, membre de la commission nationale d’organisation de la SENARE, a rappelé la thématique retenue cette année :
« Héritage culturel, facteur de paix et de cohésion sociale. Elle nous appelle à valoriser nos acquis et les héritages de nos ancêtres, véritables outils pour prévenir et gérer les conflits. »
Il a aussi invité les fidèles à faire de ce dimanche une journée de prières pour un Mali apaisé, réconcilié avec ses valeurs.
« Les autorités sont à pied d’œuvre pour ramener notre pays dans des conditions de vivre-ensemble beaucoup plus confortables », a-t-il rassuré.
Parlant de la particularité de cette 4ème édition, M. Togola a souligné l’élaboration et l’adoption de la Charte nationale pour la réconciliation et la paix, un document qui devrait, selon lui, consolider les acquis et renforcer l’engagement collectif pour un Mali stable.
Après Niamakoro, la délégation s’est rendue à la Cathédrale de Bamako-Coura où les responsables de l’Église catholique ont, à leur tour, formulé des prières et vœux ardents pour la paix, la cohésion nationale et la prospérité du Mali.
Moussa Ibrahim
