La quatrième édition de la Semaine nationale de la Réconciliation (SENARE) a été officiellement lancée ce lundi 15 septembre 2025 au CICB, sous la présidence du Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Chef du gouvernement, le Général de division Abdoulaye Maïga.
En présence de plusieurs membres du gouvernement, don le ministre de la réconciliation, de la paix et de cohésion nationale, général de corps d’armée Ismaël Wagué, de représentants des institutions, d’autorités traditionnelles, diplomatiques et administratives, ainsi que des populations venues en grand nombre, le chef du gouvernement a placé la cérémonie sous le signe de la paix, de la cohésion sociale et de la culture.
Dans son allocution, le Premier ministre a rappelé que la SENARE, instituée par la Loi d’Entente nationale de 2019, vise à « informer, sensibiliser et mobiliser l’opinion publique sur les acquis, les enjeux et les défis de la réconciliation ».
L’édition 2025 coïncide avec « l’Année de la Culture », décrétée par le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, pour replacer la culture au cœur des politiques publiques et en faire un levier de paix et de réconciliation.
Le thème retenu cette année, « Héritage culturel : facteur de paix et de cohésion sociale dans l’espace AES », met en avant les valeurs et pratiques partagées entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Parmi celles-ci, le Premier ministre a cité le sinakounya (cousinage à plaisanterie), le siguignogonya et le bouranyan (bon voisinage et liens de mariage) ainsi que le nimogoya (honneur et dignité), considérés comme des piliers du vivre-ensemble et de la cohésion sociale. « Le chemin de la réconciliation et de la paix est long, certes, mais avec notre volonté commune, la paix est possible », a-t-il affirmé, appelant les populations à faire de cette semaine un moment de dialogue, de pardon et de fraternité.
Pour sa part, Mme Djiré Mariam Diallo, maire de la Commune III du District de Bamako, a rappelé que la culture n’est pas seulement un héritage du passé mais « un trésor vivant » qui doit continuer à nourrir la jeunesse et renforcer la cohésion sociale. Elle a insisté sur le rôle des collectivités locales dans la promotion de la paix : « Notre mission est de faire de la commune un véritable foyer de paix. Chacun doit apporter sa contribution. »
La SENARE 2025 prévoit plusieurs activités éducatives, socio-culturelles, sportives et artistiques, visant à sensibiliser la jeunesse et les femmes, à raviver la mémoire collective et à valoriser les croyances communes et les pratiques culturelles comme vecteurs d’unité.
En accueillant des délégations du Burkina Faso et du Niger, cette 4ème édition revêt également une dimension régionale, dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES). Elle ambitionne de positionner le Mali comme un acteur majeur de la diplomatie culturelle et de la paix sur la scène internationale.
Moussa Ibrahim
