Système de Recherche en Sciences Sociales au Mali : Les résultats de l’évaluation restitués
Le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Pr Bouréma Kansaye a présidé la cérémonie d’ouverture officielle de l’atelier national de restitution des résultats de l’évaluation du système de recherche en sciences sociales au Mali.
L’activité était conduite par le ROCARE-Mali avec l’appui technique et financier de Global Development Network (GDN), dans le cadre du programme international Doing Research. C’était mardi 2 septembre 2025, dans la salle de conférence de la Faculté des sciences économiques et de gestion en présence de plusieurs personnalités du monde scolaire et universitaire ainsi que le Coordonnateur national du ROCARE-Mali et ses collaborateurs ; entre autres.
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Ce présent atelier de restitution des résultats de l’évaluation du système de recherche en sciences sociales conduit par le Réseau Ouest et Centre Africain de Recherche en Sciences Sociales (ROCARE-Mali) avec l’appui technique et financier de Global Development Network (GDN), dans le cadre du programme international Doing Research.est un espace d’analyse en profondeur du système national de recherche en sciences sociales, d’identification des forces et faiblesses, des opportunités afin de fournir aux acteurs académiques, aux décideurs publics et aux partenaires de données fiables.
Il s’agit d’un moment de dialogue stratégique entre chercheurs, décideurs, bailleurs, société civile et secteur privé, pour : examiner de manière critique les résultats présentés ; identifier ensemble des pistes concrètes d’amélioration et de réforme ; renforcer l’appropriation nationale des recommandations issues de cette évaluation.
Au cours de son discours, le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Pr Kansaye a indiqué que la présence de ces éminentes personnalités témoigne de l’intérêt qu’elles portent à la recherche scientifique et, en particulier, aux sciences sociales, dont la pertinence pour le développement inclusif et durable de notre pays n’est plus à démontrer.
Selon lui : << face aux défis que traverse la Mali, depuis plusieurs années, la recherche scientifique, et singulièrement la recherche en sciences sociales, joue le rôle d’éclairer les décisions publiques, d’orienter les politiques nationales, et de contribuer à la cohésion sociale ainsi qu’à l’innovation. >>
En effet, l’analyse des contraintes reste l’une des missions phares des experts et chercheurs présents.
Ainsi, le rapport met en évidence qye notre système national de recherche en sciences sociales reste confronté à plusieurs contraintes, à savoir : un financement insuffisant avec seulement 0,18% du PIB est investi dans la recherche pour le développement, dont plus de la moitié provient de l’extérieur ; une faible participation des femmes, seulement 12,13 % des chercheurs dans le domaine ; une forte concentration des chercheurs à Bamako avec 92,74 %, accentuant les disparités régionales ; un faible ancrage des résultats de la recherche dans les politiques publiques.
De noter que, l’importance de la recherche en sciences sociales éclaire les décisions publiques, oriente les politiques nationales, et contribue à la cohésion sociale ainsi qu’à l’innovation.
A l’en croire, l’étude effectuée met en lumière des atouts et des opportunités considérables, à savoir : une tradition intellectuelle ancienne, des partenariats internationaux actifs, l’engagement des communautés scientifiques nationales, et un vivier important de jeunes chercheurs désireux de contribuer au développement de notre pays.
Toutefois, le Ministre n’a pas manqué l’occasion de prendre l’engagement au nom de son département à intégrer les recommandations dans la feuille de route nationale pour le renforcement du système de recherche et d’innovation, avec une attention particulière aux sciences sociales.
« Nous devons, ensemble, travailler à : accroître le financement national de la recherche, en diversifiant les sources et en sécurisant les budgets ; développer un cadre réglementaire spécifique aux sciences sociales, garantissant qualité, éthique et impact ; améliorer la répartition territoriale et disciplinaire des ressources humaines et matérielles ; promouvoir l’inclusion des femmes et des jeunes dans les carrières scientifiques ; renforcer enfin la synergie entre la recherche, les décideurs publics et les acteurs socio-économiques », a-t-il conclu.
Il est à rappeler que le Réseau Ouest et Centre Africain de Recherche en Sciences Sociales (ROCARE) est créé 13 février 1989 à Freetown, au Liberia et comprend 19 pays, dont 15 francophones et 4 anglophones
Aissetou Cissé
