L’atelier du renforcement des capacités professionnelles : la CMT outille ses membres syndicalistes
Les travaux d’ouverture de l’Atelier de formation s’est tenu, ce mardi 19 août 2025, dans la salle de réunion à la Confédération Malienne des Travailleurs (CMT), sis à Hamdallaye ACI 2000, placés sous le thème : « Les normes internationales du travail: un levier pour la justice sociale au Mali ». Cette cérémonie a été présidée par le Secrétaire général du Ministère du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue Social (MTFPDS), M. Mamadou Konta en présence des responsables de la CMT, notamment M. Djibril Diallo, le porte-parole et représentant du Secrétaire général, Mme Kamaté Safiatou Touré, empêchée.

‹‹ Cette formation de renforcement de capacités s’est déroulée pendant trois jours, destinés aux membres des syndicats surtout les travailleurs du secteur informel affiliés à la Confédération Malienne des Travailleurs (CMT)››
Dans ses propos introductifs, le représentant du ministre a salué l’importance de l’initiative de la part de la CMT, selon lui, par l’organisation de cet atelier, ses responsables se fixent comme objectif général de Renforcer les capacités des membres des syndicats affiliés à la Centrale Malienne des Travailleurs afin de contribuer à la promotion de la Justice sociale et la défense des droits des travailleurs au Mali. Il n’est nul besoin de rappeler que la formation syndicale est essentielle dans le développement du militantisme. En effet, la formation constitue un levier très efficace permettant à un militant ou à un responsable syndical d’être plus en capacité de contribuer aux performances syndicales de son organisation. C’est en considération de cette importance de la formation que le Gouvernement de la République du Mali a décidé d’augmenter la subvention accordée aux Centrales syndicales dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’Actions du Pacte de Stabilité Sociale et de Croissance, a-t-il expliqué
L’occasion est opportune pour lui de saluer une fois de plus, la signature du Pacte de Stabilité Sociale et de Croissance le 25 août 2023 par le Gouvernement et ses partenaires sociaux. Grâce au consensus qui a présidé à la signature de ce pacte et des engagements qui y sont contenus, on assiste aujourd’hui, avec beaucoup de bonheur, à un apaisement considérable du climat social au Mali. Cet apaisement est, sans conteste, le fruit des efforts consentis par le Gouvernement et les partenaires sociaux, dont leur organisation est partie prenante, qui se sont engagés à privilégier le dialogue et la concertation pour la gestion des conflits. Pour cela, toutes les parties au Pacte doivent veiller au respect de ses engagements. À rappeler que le rôle des syndicats dans la défense des droits des travailleurs en vue de l’amélioration des conditions de vie et de travail n’est plus à démonter. C’est pourquoi, il est important de procéder périodiquement à l’organisation de tels ateliers de renforcement des capacités des acteurs que vous êtes. Lui référant aux termes de référence et au thème de cette activité, je puis constater que durant trois (3) jours, les échanges avec les éminents formateurs permettront aux participants de: Maitriser les concepts clefs de la liberté syndicale et de la négociation politique; comprendre davantage les rôle et responsabilité des partenaires sociaux dans la promotion du dialogue social; connaitre les droits et devoirs des syndicats en matière de santé sécurité au travail; définir le travail des enfants tout en y identifiant les pires formes, a-t-il conclu
Pour le porte-parole de la CMT, M. Djibril Diallo a rappelé que les précédents gouvernements avaient leurs propres priorités en matière de formation syndicale. Avec la transition en cours, les syndicats peuvent désormais définir leurs propres objectifs. « Aujourd’hui, nous formons nos travailleurs selon nos priorités et celles du pays. Cela nous conduit vers une stabilité construite sur la compréhension, la reconnaissance de la valeur du travail et la paix sociale », a-t-il affirmé.
Il a souligné que chaque syndicat a désormais la responsabilité de contribuer à la justice sociale et à la préservation de la paix, tout en exerçant son droit légitime à la revendication. Il a également attiré l’attention sur le secteur de l’économie informelle, qui, bien que faiblement financé, représente 98 % de l’économie nationale. « Ce secteur est central. Il mérite toute notre attention et doit être accompagné à travers des initiatives concrètes comme cette formation », a-t-il conclut.
