Dépravation des mœurs et violences verbales : Quand la Justice malienne dit stop !
L’affaire fait grand bruit. Pour la première fois au Mali, trois icônes de la scène musicale nationale sont simultanément mises sous mandat de dépôt par le Pôle national anticybercriminalité. Babani Koné, Biguini Baghaka et Mariam Bah, figures respectées de la culture malienne, ont été interpellées mardi 23 juillet 2025 pour injures réciproques aggravées et atteinte aux bonnes mœurs.
Un signal fort de la justice face à la dérive sociale
Selon nos informations généralement bien fondées auprès de certains fans des interpellées du jour , les faits relèveraient de violences verbales publiques échangées sur les réseaux sociaux et dans des contenus vidéo à fort impact médiatique. Des propos orduriers, dégradants, parfois sexuellement explicites, tenus dans un langage cru qui aurait choqué une large partie de l’opinion publique.
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Dans un contexte sociétal déjà fragilisé par l’inflation des discours haineux, des clashs en ligne et la perte progressive des repères éthiques, cette affaire pourrait constituer un tournant. Elle marque un sursaut attendu de l’appareil judiciaire pour restaurer les fondements d’un vivre-ensemble digne, respectueux et conforme aux valeurs culturelles du Mali.
Si la présomption d’innocence doit être respectée, la notoriété des mis en cause rend l’affaire particulièrement sensible. Babani Koné, ambassadrice de la musique traditionnelle malienne, Biguini Bagaga, chanteuse controversée aux millions de vues sur TikTok, et Mariam Bah, figure féministe adulée par une partie de la diaspora, sont toutes attendues devant le tribunal le 4 septembre 2025 selon nous sources .
Leur mise en détention provisoire envoie un message fort que nul n’est au-dessus de la loi, y compris les figures publiques dont les comportements en ligne influencent des milliers, voire des millions de jeunes.
L’heure de la responsabilité sociale des artistes a-t-elle sonné ?
La liberté d’expression, en démocratie, ne saurait justifier l’appel à la haine, l’insulte publique ni la vulgarité décomplexée. Les artistes, au-delà de leur rôle de divertissement, ont une mission éducative et un devoir d’exemplarité. Leurs paroles façonnent les mentalités, inspirent ou dégradent les imaginaires collectifs. Et quand ces paroles deviennent toxiques, elles doivent être dénoncées.
Cet épisode judiciaire, bien qu’inédit, pose un jalon important dans la lutte contre la dépravation des mœurs et les violences verbales banalisées dans l’espace public malien. Il interpelle toutes les sphères notamment parents, éducateurs, médias, leaders religieux et culturels.
Car les violences, qu’elles soient physiques ou verbales, minent la cohésion sociale. Elles détruisent le tissu moral d’une nation. Le respect du prochain, la décence, l’humilité et le sens des responsabilités doivent redevenir les piliers de notre société.
Pour un Mali qui élève, et non qui avilit
La justice ne cherche pas à museler la culture ou brider l’expression artistique. Elle cherche à préserver la dignité humaine et l’ordre moral dans l’espace public. Cette affaire doit nous pousser à une introspection collective. Il est temps que la parole publique au Mali qu’elle soit politique, artistique ou ordinaire redevienne un vecteur d’élévation et non de chute.
Ce n’est pas une croisade contre les artistes, mais un rappel salutaire , la liberté s’accompagne de devoirs. Et la justice veille.
Source : Info360.info
