Assemblée générale ordinaire de la COSCLCCP : 1 240 Cas de corruption dénoncés et transférés aux autorités, en 2024
La Coalition des organisations de la Société Civile pour la Lutte Contre la Corruption et la Pauvreté (COSCLCCP) a tenu son assemblée générale ordinaire statutaire 2023-2024. Une occasion pour les membres de la coalition de reformuler le sigle de leur organisation, qui’devient Coalition de Lutte Contre la Corruption (CLCC). C’était jeudi 10 juillet 2025, au siège du Conseil National de la sSciété Civile (CNSC), sous la présidence du Président de ladite coalition, M. Aliou Sekou Diallo.
La Suite Après la Publicité

Créée au Mali, avec plusieurs dizaines d’associations de défense des droits de l’homme, d’ organisations de lutte contre la corruption, de groupes de réflexion et d’analyse, d’ organisations de développement.
Le bureau exécutif de la Coalition des Organisations de la Société Civile pour la Lutte contre la Corruption et la Pauvreté (COSCLCCP) a présenté le bilan de ses activités aux membres. Cela, dans le cadre de son assemblée générale ordinaire 2023-2024, malgré le contexte socio-politique difficile, le rétrécissement de l’espace civique, la réduction des financements, la coalition a présenté un bilan jugé positif.
Selon le Président Aliou Sekou Diallo : << chaque année nous tenons notre assemblée générale ordinaire pour faire le bilan des activités et programmer pour l’année à venir. Pour cette présente, nous avons ajouté la relecture des textes, pour faire des propositions concrètes. Une commission technique a été mise en place et d’importantes décisions ont été prises après des travaux. >>
En effet, il a souligné qu’en 2024, sur la plateforme de dénonciation KENEKANKO, mise en place par Tuwindi et le PNUD : << 1 200 cas avérés de corruption ont été dénoncés par les populations, ont été transférés aux autorités compétentes. Au-delà de cela, beaucoup d’actions de sensibilisation à la base et des actions de plaidoyer ont été faites, à savoir : avoir une loi qui protège les lanceurs d’alerte. >>
De rappeler que le nouveau Code de procédure pénale prend encore compte de cet aspect, parce qu’une disposition protège les dénonciateurs des cas de corruption.
<< Nous avons toujours dit que les rapports des structures de contrôle et de répression de l’enrichissement illicite et de la lutte contre la corruption ne devraient pas rester dans les tiroirs. Mais, nous avons été entendus, parce que les rapports actuellement ont été tous transmis aux autorités judiciaires et les procédures judiciaires sont en cours. Nous avons aussi demandé dans un temps que le Mali ait une stratégie ou une politique de lutte contre la corruption, parce qu’il y avait beaucoup de dispositifs qui étaient mis en place, mais il n’y avait pas de stratégie ou tout cela se reposait. >>
A l’en croire : << la coalition a fait un bout de chemin, et a besoin aujourd’hui de faire son autocritique pour savoir ce qui a marché, ce qu’il faut corriger, d’où la nécessité de revisiter les textes.>>
Il a activement encouragé les participants aux discussions et à partager leurs réflexions et suggessions aux discussions, afin de pouvoir continuer à progresser et à réaliser la vision commune, d’un monde juste, équitable et exempt de corruption et de pauvreté >>, a-t-il laissé entendre.
Au terme de cette assemblée générale ordinaire 2023-2024, les membres de la coalition ont décidé de changer le sigle de la coalition des OSC et de lutte contre la corruption et la pauvreté qui devient Coalition de Lutte Contre la Corruption (CLC), fixé le mandat des membres du bureau national à trois (3) ans renouvelable, une (1) fois pour le Président et aux trois tiers (3/3) pour les membres du bureau national, accepter l’adhésion de l’association » Case Citoyenne du Mali et bien d’autres.
Aissetou Cissé
