14è Conseil d’administration de l’Université Yambo Ouologuem de Bamako : un budget estimatif de 4,5 milliards de francs CFA

L’université Yambo Ouologuem de Bamako (UYOB) a tenu sa 14è session de son conseil d’administration. C’était mardi 27 janvier 2026 dans la salle de réunion de l’établissement. Cette rencontre était présidée par le Pr Doulaye Konaté, présence du recteur de l’Université Pr Belko Ouologuem et nombreux administrateurs.
Il convient de signaler que 4 des recommandations de la 13è session seront au menu des travaux de cette session. Parmis ces 4 l’un des recommandations c’est en novembre que l’université a été baptisé au nom du célèbre écrivain malien Yambo Ouologuem lors de cette journée plusieurs connaisseurs et amis de l’écrivain avaient animé des débats sur la vie de l’homme. Parmis les recommandations de la session précédente était inscrit la réduction de l’allocation des heures. L’une des recommandations assurée le renforcement des capacités des enseignants et du personnel administratif. Et doter l’université des moyens roulants pour les transports du personnel enseignant. Il faut noter que le budget de l’année académique 2025-2026 est estimé à 4,5 milliards et 3 milliards est consacré à la prise en charge salariale. Parmis les difficultés auxquelles les responsables de l’UYOB ont insisté figure la rationalisation des heures supplémentaires.
Sur le plan de la formation, le recteur de l’UYOB a indiqué son discours que dans le cadre de sa triple mission de formation, de recherche et de service à la communauté, l’université a poursuivi ses activités conformément aux orientations de son conseil d’administration. Selon Belko Ouologuem, au titre de l’année universitaire 2024-2025 l’université a assuré la formation de 18 143 étudiants de la licence 1 au Master et de 333 doctorants dans les domaines des sciences sociales et humaines. Cet résultat a-t-il précisé, a été accompli avec un budget de 4,5 milliards et le concours de 179 enseignants- rechercheurs et de 99 agents administratifs. Il a ajouté que sur le plan de la recherche, la production scientifique progresse considérablement, malgré l’insuffisance de ressources. Selon lui, l’animation scientifique reste régulièrement maintenue avec les quatre laboratoires de recherche. « L’amélioration de la qualité de la formation et de la recherche reste une préoccupation majeure dans notre université. Nous voudrions d’avantage compter sur l’accompagnement éclairé du président et des membres de notre conseil » a souhaité M. Ouologuem.
Pour sa part, le président du conseil d’administration a souligné que l’année universitaire 2024-2025 a enregistré des résultats importants tant au niveau pédagogique qu’à celui de la recherche scientifique. Il a saisi l’occasion pour encourager les avancées réalisées au cours de cette année dans le domaine de l’amélioration de la qualité des ressources humaines de l’Université au niveau de la dernière session de la Commission Nationale d’établissement des Listes d’aptitude (CNELA) et du Conseil Africain et Malgache pour l’enseignement Supérieur ( CAMES). Il a ensuite félicité les 18 candidats présentés au CNELA qui ont passés au grade supérieur. » Je voudrais rappeler que les défis majeurs de l’UYOB demeurent celles que nous avons identifiées lors de nos précédentes sessions. Il s’agit de l’insuffisance des ressources humaines au regard de la forte croissance des effectifs d’étudiants, l’insuffisance des infrastructures précisément des locaux pédagogique, toute choses qui impactent fortement l’enveloppe des heures supplémentaires et le niveau toujours élevé des frais de locations des bâtiments à l’extérieur de l’Université qui dégrevé sensiblement le budget » a-t-il insisté. Et du Pr Doulaye Konaté de saluer les efforts consentis par l’État pour palier certains difficultés liées à d’autres déséquilibres. L’occasion pour lui de remercier les autorités pour le soutien apporté à l’UYOB celui d’un montant de 530 918000FCFA pour la prise en charge des heures supplémentaires dans les différents structures de l’Université ce qui a permis d’y apaiser le climat social.
Aliou Badra DOUMBIA
