Les billets neufs se font rares, laissant place aux vieilles coupures et aux pièces usées, seule monnaie d’échange dont disposent commerçants et clients. Mais alors d’où proviennent les billets fraichement imprimés que l’on distribue lors des fêtes? Chacun a sa petite idée.
Cette situation suscite de nombreuses interrogations au sein de la population et des commerçants.
Selon l’expert en finance de marchés et membre du Conseil national de transition (CNT), Fousseynou Ouattara, «c’est la BCEAO qui est chargée de la ramification des billets de banque auprès des banques de second rang. C’est elle également qui est chargée de retirer les billets usés de la circulation et de les remplacer par de nouveaux». D’après lui, «il ressort des constats que récemment, les billets usés ne sont pas remplacés surtout dans les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES)».
Il explique qu’«il y a des codifications sur ces billets qui désignent l’appartenance de ces billets aux trois pays de l’AES. Chacun doit comprendre pourquoi les trois désirent créer leur propre monnaie». Il craint la démonétisation des anciens billets de baFousseynou Ouattara fait allusion au souhait, exprimé en novembre 2023, des ministres des Finances des trois pays de l’AES (Mali, Niger et Burkina Faso) qui avaient déclaré qu’ils étudieraient la possibilité de créer une Union monétaire, ce qui suppose la mise en circulation d’une monnaie unique aux trois pays. A cette date, les argentiers des trois pays avaient voté, à des degrés divers, en faveur de l’abandon du franc CFA.
Source : le 360 Afrique
